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CHAPITRE XLVI

MOPSUESTIA. — HISSIS. — ADAK1.

Missis l'ancienne Mopsuestia est bâtit sur une colline sur la nve droite do P> ramus; un pont de pierre de taille jà sur le fleuve a été rompu par Kutdrak Ali et est maintenant réparé avec quelques poutres. Missis fut une ville importante dans le moyen âge; on l'appelait Mamistra . 11 ne reste aucun édifier antique; des débris epars et quelque inscriptions témoignent seulement <p l'ancienne Mopsuestia avait consenréle privilèges d'une ville libre; le pont eW un ouvrage romain. L'empereur Justi nien le fit réparer. Les Arabes firent r première invasion en Glicie en &0 k notre ère ; ils s'emparèrent de Missis, p resta quatorze ans entre leurs mains tt fut reprise par les Byzantins en 9W.

En 1097, les croises, sous la conduite* Godefroid, s'emparèrent de Misas, et U mirent en bon état de défense; ellei* annexée aux possessions des rois et b petite Arménie, et après la chute d« cette dynastie elle resta définitiufltf* entre les mains des Musulmans. Deps cette époque, cette ville n'a lait que déchoir, et sa population ne s'élère 1* aujourd'hui à mille habitants.

Missis est éloignée de scptbeum* marche d'Adana ; la route est toojw* | en plaine. On aperçoit au loin plus* monticules sur lesquels s'élèvent i* ciens châteaux; les indigènes lesw*ment Chamirâm kalé si, le cbâtwo* Sémiramis, et Ilan kalé si, le cbiw»

des serpents; ce sont des forterriss du moyen âge qui ont été bâties par la Croises.

La route de Tarsous à Adma n>

0e la même plaine, dans la direction kfouest à Test ; on compte neuf heures fc marche entre ces deux villes. La cha- V est si intense pendant Tété, que les nvanes ne s'aventurent jamais à ■rcber que la nuit; les nomades se retint à la montagne, la plaine reste irie aux reptiles et aux insectes , qui ■liaient.

Adana est bâtie sur la rive droite du vus ou Sihoun ; l'histoire de sa fonda* dq se confond avec la fable. Etienne è Byzance dit que deux frères, Adanus tSarus, Gis d'Uranus, firent la guerre li habitants de Tarse, et fondèrent le Tille : l'un donna son nom au fleuve hros et l'autre à la ville d'Adana. Peulot toute la durée de l'empire romain est rarement fait mention de cette Be. Pompée y établit une colonie de tates en même temps qu'à Soli .

L'empereur Justinien fit construire ir le Sarus un pont qui existe encore, s ingénieurs employèrent la même Ahode qu'au pont sur le Sangarius :

s détournèrent le lit du fleuve et lui (Mirent son cours naturel quand le Wt fut bâti.

Une petite éminence sur laquelle s'é- Nre l'ancien château byzantin domine iviile, qui est bâtie toute en plaine; c'est i plus ancien édifice. On voyait encore 1 1836 toute l'enceinte flanquée de tors. Méhémet Ali avait donné l'ordre e le démolir.

Dans un des souterrains on avait dé- Ké l'ancienne grille, ouvrage curieux l serrurerie du septième siècle : les Mds et la serrure étaient ornés de figu- »de lions et de léopards en relief et vrieuseinent ciselés; il est probable ne cet ouvrage n'existe plus. Le châ- «i commandait le cours du fleuve à ouest de la ville.

Adana est une ville toute commerçante; on n'y retrouve aucun vestige de Pantiquité : le seul monument remar-

Suable est la mosquée Oulou Djami, âtie par Rhamadan oglou, un peu après celle de Tarsous et dans le même style, c'est-à-dire formée d'un double portique sans coupole.

La porte et le minaret sont bâtis en assises de marbre alternativement blanc et noir ; le minaret octogone est imité des minarets d6 la Perse. L'aspect de la ville est plus triste encore que celui des autres villes turques ; les maisons n'ont aucun jour sur la rue ; on se promène entre deux longs murs de brique.

On compte environ huit mille maisons, dont mille arméniennes. Pendant l'été les habitants couchent sur leurs terrasses. Du temps de Mehemet-Ali, Adana était le quartier général de l'armée égyptienne, ce qui donnait un peu d'animation; mais les chrétiens osaient à peine sortir de leurs maisons. En 1825 Adana était gouvernée par le Kaïmakan, lieutenant du sultan , Karadja, le vainqueur de Kutchuk Ali ; aujourd'hui Adaua est le chef-lieu du pachalik du même nom.

Les régions en amont des fleuves Sarus et Pyramus appartiennent à la seconde Arménie, que nous avons déjà parcourue.

Nous terminons ici la description de l'Asie Mineure, sans nous faire illusion sur les lacunes qui restent à combler.

Nous avons relevé dans les auteurs anciens deux mille neuf cents noms de villes et de lieux célèbres : on voit combien nous sommes loin d'avoir accom- 51i notre tâche. 11 reste encore bien des écouvertes à faire, bien des incertitudes à éclaircir ; c'est un vaste champ d'études toujours ouvert aux futurs explorateurs.

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