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MOSQUÉE OU SULTAN BAYAZID

La mosquée du sultan lldirim Bayazid est située dans le faubourg oriental au milieu d'un bosquet de cyprès et de platanes ; elle est remarquable par la masse de sa structure autant que par la simplicité de sa forme. L'entrée est précédée d'un vestibule couvert par une toiture de charpente On entre ensuite dans une avant-salle peu éclairée, à droite et à gauche de laquelle sont des cellules pour les lampes et les différents ustensiles de la mosquée. Il n'y a qu'un seul minaret d'une forme extrêmement simple.

Cette mosquée se conduisait en même temps que la grande mosquée impériale ; aussi les travaux furent-ils souvent interrompus. Sur ces entrefaites, le sultan lui-même tomba entre les mains de Timour à la bataille d'Angora, et l'édifice religieux resta inachevé. Cependant la grande nef couverte par une coupole et deux salles contiguès ont été entièrement terminées et sont consacrées au culte. Le plan de cette mosquée est tracé dans le style de transition dont nous avons parlé, c'est-àdire que la coupole repose sur le plan carré de la nef et n'est pas éclairée par des fenêtres.

Près de la mosquée on a élevé le tombeau du sultan Bayazid. Ce monument rappelle aussi la simplicité des premières constructions des Osmanlis ; il contient deux grands et deux petits sarcophages; l'un d'eux j-enferme le corps du sultan dont la destiuéese termina d'une manière si lamentable.

MOSQUEE DE M0UB.4D Ier A TCHÉK1BGUÉ.

Outre la mosquée qui porte son nom, le sultan Mourad fit encore bâtir dans le faubourg de Tchékirgué une mosquée appelée Ghazi Unkiar Djami si (mosquée du conquérant). Cet édifice diffère tellement par ses dispositions générales et surtout par le caractère de sa façade des autres monuments des Osmanlis, qu'on est tenté au premier abord de le prendre pour une ancienne église by-

zantine. La façade a un certain rapi avec celle du vieux palais à Yen Au rez-de-chaussée cinq arcades vales donnent accès à un long porti ou uarthex. Des barrières de mai sculptées à iour ferment les quatre cades latérales.

Le premier étage, .qui s'ouvre é( ment sur un porti jue est aussi éci par cinq grands arcs en ogive di* par des fenêtres gémiuées dont les j sont supportés par une colonne unu Le chapiteau est dans le goût byzam les ornements des frises sont seul en feuilles de vigne et de lierre rappellent tout à fait le ciseau grec.

L'intérieur de la mosquée prés une disposition unique en Orient arrive dans la nef par un vestibule i cur; de sorte que l'on est frappé d lumière qui règne dans l'intérieur, centre de la nef est couronné par i coupole surbaissée. Le vestibule d1 trée donne par un double escalier ac au premier étage, où sont disposées cellules pour les desservants et les i diants de la mosquée. Le même édii sert ainsi de temple et d'école.

Le plein ceintre est employé c curremment avec l'ogive dans l'intéri du monument; tout enfin y dénote rudiment de l'art byzantin.

Les historiens du temps, et nota ment Khatib Tchelébi, rapportent effet que le sultan Mourad emploj des ouvriers et des artistes chrétien la construction des nombreux moi raents qu'il fit élever dans sa nou« capitale.

LA MOSQUÉE DE MOHAMMED l*\

Au point de vue de la perfection dttll vail et du soin avec lequel tous les on ments sont sculptés, cette mosquée ] sans contredit la plus remarquable] la ville et peut être citée comme uni monuments les plus parfaits de 1 osmanli; mais on doit ajouter que m une imitation des édifices de FIndell sulmane. J

Le harem ou Pavant-cour qui dej précéder l'édifice n'a pas été acheil elle est remplacée par un perron] marbre blanc qui conduit directemed l'entrée.

La marbres tes plus fartée, refouîllés we ose délicatesse sans égaie, ornent la enfles extérieures. La porte est etiem «Pane longue inscription mé|ée tend» et de feuillages qui contient kfRBkrnirada Koran. Trois années «tièweat été employées à la sculpure * cette nette; chaque lettre est « sut relief ft la plupart des carac* ttn et des rinceaux sont entièrement étoefcés eu fond. -

Use inscription qui fait partie des mKDtsde cette frise rappelle en ees tata le nom du fondateur : Sultan *bn«edl% fils du snltan Bayasid!*, &to «titan Mourad 1er.

L'aieneurdu monument se compose fse double nef couronnée par ueux «vpte. Les murs sont revêtus de fouets émaillées qui donnent beau* ewpftelat et de richesse à cet enjoto dont les lignes sont cependant wt simples. L'ameublement d'une "ope ne comporte que la chaire de fwam à laquelle on arrive par un es- ^«edooze marches ; c'est le mfonber, Jtrifcne du muezzin ou raahûl, sorte ««ndesupportée par des cofonnettes % **bb ou niche centrale est en mer* 5*J*# entourée d'une frise sculptée.

«uebiqee mosquée turque, on re-« **m à droite et à gauche du mibrab Jttjwrniea chandeliers de bronze "Partait des cierges d'une grosseur *n* hauteur exceptionnelles. Le M iuodes imams est de conserver *2£» (tout en les aHuimnt le J**) depuis l'époque de la fonda* 2J* b mosquée; aussi dès qu'ils sont ^juqu'aii tiers inférieur, on refond b 2* qui reste avec d'autre dre pour ■■^aeron nouveau cierge avant que •FCédent n'ait été entièrement conjjft c'est ainsi que se perpétue le £*** qui fat allumé par le premier

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**fc* chaînes de -bronze qui sou*

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«J moquée de Mohammed 1» est '^/ivroifoii. 'Asie Miheuhr )t,

généralement désignée, par les habitants, sous le nom de Yechii Djami ( la mosquée verte ), à cause de la couleur verte des faïences qui la décorent. Jadis le minaret et la coupole brillaient aussi des couleurs de l'émer aude ; niais le temps et le manque d'entretien ont effacé peu à peu cette brillante parure, et là, comme dans tous les édifiées musulmans, la décadence et la ruine semblent présager à l'Orient de nouvelles destinées.

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