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CHAPITRE XIX

▲LBXANDBIA TEOAS. ES RI S1JI BOUL (2). \

Les successeurs d'Alexandre lurent à l'en vi répondre à reothous de leur prince , et imiter sa géoé à l'égard des descendants des Titi Antigone , à l'exemple de Lysin* fonda une ville dans la Troade, au de la mer Egée , et l'appela Ai nia (3); mais, au partage de Pc d'Alexandre, Lysimaque lui don nom d'Alexandria , et elle reçut I) nom de Troas, pour la distingue autres villes qui portaient le non Iexandrie. Selou l'usage des ancidj dateurs des villes, on peupla la ni colonie avec les habitants de IVéanA de Cébréne (5), Sigée (6) et autre!

de la plaine de Troie. Lysii transporta tes habitants de T< qui demandèrent ce changement une faveur (7J. Dans la guerre (fi chus, elle se distingua par sa * aux Romains , qui lui accordèrent les privilèges dont jouissaient les' d'Italie , et elle devint une des plu rissantes colonies de l'Asie Mineur!

Les villes de la Troade se conver?

de bonne heure au christianisme,' l'influence directe de la parole de Paul, qui visita presque toutes les!

importantes de la Mysie. Cette vn désignée dans l'Écriture sous le nq Troâs (9). Saint Paul, étant ii Troas en l'an 52 de l'ère vulgaire, une vision pendant la nuit : un bol lui apparut , et le supplia de venir

(i) Strabon, XIII, 607 ■

(2) L'ancien ue Constant! nople.

(8) Pline, liv. V, ch. 3o.

(4) Enaï.

(5) Kourehounlou tépé.

(6) Jénitzer.

(7) Pausanias, liv. X, ch. 14.

(8) Strabon, liv. XDI, p. Sol (9)^.^.,XX, S, 6,

lo chrétiens de Macédoine. Saint Vniarqua donc à Troas, et passa «te province. H avait demeuré 'pi à Alexandrie, et y avait site i présence par la résurrection (Mb. A son départ, il avait laissé If ■nonté Carpe quelques habita fc É}R8 livres qu'il pria Timothée ippwter à Rome en Tan 65. La niât Pau) arriva en 66 (l).

fea de villes anciennes qui aient souvent visitées par des voyageas, et c'est pour ainsi dii*e sur laquelle se soit exercée ides antiquaires. Pierre Belon àm le seizième siècle, et PieiValle le suivit 'de utès. Os flèbres voyageurs observèrent une quotité" de colonnes brisées et teoents de marbre qui ont dts- Ob remarquait alors, près du u mur d'un portique aujourd'hui «et ruiné. « Un peu plus bas, Ht une grande et épaisse mu- ■ la côte; elle était sans doute eptasîeurs colonnes de marbre li présent toutes brisées sur la Mont les pieds, qui restent au* ■j«ger que le circuit du port wion quinze cents pas (2) »

«delà du port , les voyageurs ws tombeaux de marbre, avec 'Apollon sur quelques-uns , et tauts des boucliers.

' sultan ottoman Mahomet IV f) fo enlever d'Alexandrie une profité de colonnes pour orner 'intérieure de la mosquée de te, sa mère. On v remarque les plus précieux, entre ? jaspe varié qui est appelé par pfcres brèche universelle d'ÊjC* deux colonnes, d'un prix mes* i «ont placées à droite et à de l'entrée de la mosquée. H est que c'est à cette époque qu'on PTts du port les deux grandes de granit de dix mètres de fût.

* «t parfaitement intacte; mais

* «t brisée en trois morceaux. Il M» la rupture d'une des deux **a motivé l'abandon de l'autre; ktoiere attire les regards de tous

£XTi, g.

les voyageurs. Il est fâcheux de voir un si beau monument enseveli sons les buissons, quand on pourrait à peu de frais en faire l'ornement d'une place publique.

Les carrières d'où ont été tirées les colonnes d'Alexandrie sont situées à huit kilomètres de cette ville et dans le voisinage du village de Gaïkli. Au milieu d'une vallée sauvage on reconnaît encore les traces des anciennes exploitations, et l'on voit gisant sur le sol sept colonnes de ia même dimension que celles que uous avons signalée* dans le voisinage'** port; le diamètre à la base est de 1 "165et la longueur du fût est de dix mètres. '

Pendant plus de vingt années, les marbriers turcs -ont été installés dans ces ruines ', pour fabriquer des boulets de marbre : aussi ne !reste-t-il plus un seul morceau de cette matière.

Spon et Wheler ont observé un canal long, étroit et profond, par lequel les barques étaient conduites jusqu'à la ville. Aujourd'hui il n'y a plus (f apparence de -cet -ouvrage. '"ils r observèrent un théâtre', des fondements de temples et de palais, et^un^petft1 temple rond avec une corniche dé marbre eu dedans. Ils recueillirent quelques inscriptions romaines. ' LeSrrionumiénW de l'époque grecque, et surtout des successeurs d'Alexandre, commençaient à devenir rares.

• Le 15 tëvrier' iS3*^ je vms pour la troisième fois mouiller snr la côte de Truie, pour observer1 en détail les ruines (TAlexandria Trois5, et tenter de lever un plan gértéral de fa ville:

• La goélette (a Méstinge mouilla dans Icvoisinagede l'ancien port; mais cette station y exposée a 'tous les1 vents du targe, ne» pouvait être que de peu de durée. !

ÇttAÇ^ftE XX,.

JffTÉBlWB M IA VILLE.

Nous nons hâtâmes de descendre à terre, et nous pûmes nous assurer que les difficultés qu'ont rencontrées les autres voyageurs pour lever le plan de la ville ne sont point exagérées. Une forêt de chênes occupe faut* Kétemhra

L'UMVERS.

des ruines ; des arbres vigoureux croissent dans les interstices des pierres, et des buissons inextricables couvrent toute rétendue du sol.

Le port, vers lequel je me dirigeai d'abord, était composé de deux bassins, l'un pour les bâtiments, l'autre pour le radoub. Les dispositions de cet établissement maritime m'ont paru avoir été Erises avec un certain art, comme dans i plupart des ports romains. Deux mâles, dont les vestiges existent encore, s'étendaient vers le large; ils étaient couverts de portiques , et Ton voit encore les demi-colonnes destinées à amarrer les navires. Ces môles sont en blocage; les revêtements ont sans doute disparu. Au fond de ce premier bassin est une large ouverture qui conduisait d;ms la darse; mais les broussailles épaisses qui l'entourent ne permettent pas de reconnaître les traces des remises des galères, des magasins et des autres dispositions usitées dans les ports anciens.

Pour entrer dans la ville, nous suivîmes la ligne des murailles, qui sont construites en grands blocs de calcaire coquillier avec des blocages de béton dans l'intérieur. De distance en distance, il y avait des tours carrées de même construction; mais elles sont presque toutes ruinées jusqu'au niveau du sol.

Le terrain de la ville s'élève en forme d'amphithéâtre, et vers le milieu de l'enceinte on remarque une ligne transversale de murs qui forme terrasse, et qui est également défendue par des tours carrées. [Vous nous dirigeâmes vers une fouille nouvellement faite par les indigènes; elle avait mis a découvert trois fûts de colonnes cannelées qui sont encore en plane. Ils sont de pierre, et paraissent avoir appartenu à des colonnes d'ordre dorique grec.

Les suhstructions du théâtre existent encore. Cet édifice était appuyé sur le versant de la colline; mais i! ne nous offrit aucune particularité digne d'intérêt. Toutes les constructions particulières sont faites en moellon calcaire de moyenne dimension; les revêtements et stucs de toute espèce ont complètement disparu. Les appareils des édifices publics étaient faits sans mortier ni liens

Quelconques; de sorte qu'il a sol 1 action de la végétation pour reni les plus épaisses murailles.

Le monument qui attire le pli regards s'élève au-dessus des ruioi la ville, et présente de loin Ta d'une arcade immense; mais, en a chant, on reconnaît que ce n'est qi petite partie d'un édifice considér sur la destination duquel les antiqi sont partagés : les uns le reg* comme des thermes, les autres co un gymnase. Il me semble que la et les autres peuvent facilement êtn d'accord ; car un gymnase renferm cessairement un apodyterium, uni caustum, des salles chaudes et tii enfin tout ce qui constitue un bail Les eaux jouaient un urand rôle da exercices de la jeunesse romain

auelle que fût sa destination, cet é evait recevoir une dérivation di queduc.

L'eutrée principale parait avoi tournée du côté de l'est, c'est-à-dirt la terre. Une vaste galerie occupe!

la longueur du bâtiment; elle est côté garnie de pilastres, devant quels j'ai supposé des colonnes, régulariser l'ordonnance. Cette était voûtée en berceau; elle coi) nique, à droite et à gauche, à autres galeries en équerre : l'une au sud , et l'autre au nord. Lfs cices du corps pouvaient avoir lieu ces trois salles.

Les ruines qui sont au centre a] tiennent à quatre salles intérieures étaient décorées de colonnes et de niches de marbre. Une arcade de M de largeur conduisait dans une.; carrée oui était couverte par une 1 en pendentif.

Du côté de la mer il y avait une entrée ; c'est à gauche de cette e que s'élève la grande arcade qui doi toutes ces ruines; elle a S^^O defc La grande ligne des arcades de l'i duc vient joindre cet édifice à son i nord-est. La salle du nord est uni niée parut) portique d'arcades à joti n'a pas son parallèle de l'autre i mais là on ne trouve qu'une mass décombres qui ne permet pas de w

(i) Vitruve, liv. V, ch. ii desXysb

h disposition primitif e (l). Les

ftsàsgoeut ce palais sous le nom de

la-Seraî. J'ai déjà eu occasion de

wmvis sur ce mot en parlant des

èCfiique. Toutes les ruines oui

ttBom sont attribuées parles

Bal-Riz, reine de Saba.

ma intéressant de recou naître la

fan de l'aqueduc qui fient du

èflda, en franchissant une dis-

* plusieurs milles. Les habitants

RM la construction à la généro-

FïBérode Atticus , gouverneur des

Uns d'Asie, qui , ayant reçu de

" »r0adrien une somme de trois

de drachmes pour amener les

la fille, Gt faire cet ouvrage

telle magnificence, que la dé-

trouva monter à plus du double ;

it contribuer par ses propres

ao surplus de la dépense. Les

s de cette époque ont eu à signa-

fc actes semblables de la part de

citoyen , non - seulement en

. 8 à Athènes même. On attri-

■rbrnoe de sa fortune à la décou-

karif avait faite d'un trésor dans

*■*», et dont l'empereur Nerva

■l abandonné la jouissance en-

k plupart des monuments d' A-

wTroas paraissent dater de la

9tyie; on y voit peu de ruines

ta, et nuls vestiges d'églises;

M elle est portée au nombre

*fcbés dans le Synecdème.

tiras milles au sud-est des ruines, il

le source thermale qui jouit d'une

paode célébrité dans le pays.

franchîmes plusieurs collines qui

Itontes couvertes de débris et occu-

ipwune végétation vigoureuse; et

■■ne heure de marche , nous arrî-

b sur le penchant d'une vallée au

jfc laquelle coule un ruisseau dont

^Bsont incrustées de dépôts salins.

rtorees thermales sortent d'un roh serpentine; leur température * 54 degrés 1/10; elles sont fer- PJ868» *t contiennent une quantité ■** de sulfate de magnésie. Les

"lS? U8aRe de ces eaux en bam8 *wston ; elles sont très-purgatives.

« bain consiste en un trou creusé

(OGT. Chandfer, royage en Jsie, I. 1,

dans la terre, et revêtu de maçonnerie grossière; la cabane est couverte de feuillage. Près de là est un autre bain un peu mieux établi, dans lequel nous n'entrâmes pas, parée qu'il était occupé par des femmes. La serpentine , qui constitue toutes ces collines , passe sous le calcaire tertiaire de la plaine de Troie, et va s'appuver sur les contre-forts granitiques de lïda. Il sort plusieurs sources de ces rochers; mais deux seulement sont utilisées. En descendant la vallée, on voit quelques ruines antiques d'une construction grossière, qui paraissent avoir appartenu à d'anciens nains. Le Simols coule derrière ces col hors, après avoir traversé la plaine où est située la petite ville d'Énai. La ville de Scamandria, qui a été épiscopale sous la métropole de Nicomédie, était située dans cette plaine. Son évéque Anthemius résidait à Assos, où il a bâti une église qui subsiste encore.

En descendant vers le sud, on rencontre un ruisseau qui va se jeter directement dans la mer, après avoir arrosé la plaine qui est au nord d' Assos, et qui porte le nom de plaine de Baïramitch.

Le ruisseau est appelé par les Turcs Touzla-Tchaî (rivière salée). Les géographes modernes sont d'accord pour placer à l'embouchure de cette rivière, non loin du cap Baba ( Lectum ), les salines Tragasées {Tragaxœse sallnx){\), exploitées par les habitants de la Troade. Le sel s'y formait naturellement pendant les vents étésiens. Sur le cap même, on voyait un autel des douze dieux. Le commerce du sel était libre pour les habitants de la Troade (2); mais Lysimaque l'ayant frappé d'un impôt , le sel cessa de se former. Ce changement ayant étonné Lysimaque, il abolit l'jmpût, et le sel commença à se former de nouveau. On peut expliquer ce fait sans admettre un prodige : les habitants de la côte auront su y pourvoir adroitement.

(i) Strahon, XIIÏ, 6o5. Steph. Byi., Tpa- Yaaai-TpaYocaâtoç.

(a) Pline, liv. XXXI, cfa. 7.

i;univers.

, CHAPiTB* XXJ,

LB QQUW* DADjBAMYTTIUM.

Le promontoire de L^ctoa «l la crête de l'Ida qui vient y;ahautir forment la limite naturelle entrera Tioade proprement dite , et la* provinces du sud qui ont été- soumises ■ aux Troyens du tenpa dekurfftiissaBoe* mais qui, depuis la chute de leur capitale, ont été considérées oomnse^Booï poréesà I'jEo- Me. - :. ^

r Avant l'arrivée des colonies grecques, ce pays appartenait aux Léléges, peuple sur lequel les» écrivains anciens noua ont laissé' assez- de documents pour exciter vivenieat la curiosité; mais malheureusement cas notions sonjb si incomplètes, qu'on peut à peine suture ces. peuplades • guerrières daas leurs, nombreuses migrations* Pausanias^j} nous apprend qu'un prince du nom de Lelex régna sur* la Laconie à une époque très-reculée; il est considéré comme enfant de la Terre, autrement dit autoebthone. G'esi lui oui donna son nom: aux- peuplades léléges, qui apparaissent à différentes époques de l'histoire, tantôt «oThreee, tantôt en Troade, et sur les autres points de la cote d'Asie. Hésiode v cité par Strabon- (2), attribue à Lecms la gloire d'avoir réuni en une\ peuplade les Lé* loges* * que la cagessa infini* de lu-

S'ter tira du sem de la terre pour en ire les sujets de Deucalion ». Ces tri* bus errantes sont assimilées par Strabon aux Caucones, dont l'origine remonte également aux premiers temps de l'histoire asiatique.

Aristote f») avait écrit sur les mi-

Srctions de ces peuples, sur leurs ménges avec les Cariens ; il est d'accord avec Pausanias pour admettre qu'ils ont habité pendant quelque temps le continent de la Grèce européenne ; cependant Strabon, précisément dans le même passage, nous fait connaître que dans 1 antiquité certains auteurs ont regardé les Léléges comme le même peuple que les Cariens. Hérodote n'est

(i) Lit. X,cb. z.

(a) Liv. VII, p. 3m.

f3) Si ta bon, ubi sttvra.

pas du même avis;, car selon son nion les Cariens sont autoehthc Ce serait vainement qu'on voui tirer de tous ces récits une conclu qui ne fût pas démentie par d'aï faits, Un mot de Strabon me mit si voie de recherches à faire en Carie ont été couronuées, je crois, < plein succès : aussi, dans la den tion, de cette province, aurai-je I venir sur les établissements que Léléges ont formés en Asie, et don vestiges auraient subsisté jusqu'à jours.

Tout belliqueux et barbares qu< anciens Léléges aient apparu aux miers colons grecs, il n'en ressort moins de leurs traditions que ces pies ont construit des villes et des » teaux redoutables, et que ces consl tions remontaient à la plus haute* quité.

Le canton qu'ils habitaient à f\ que de la guerre de Troie était i sur les versants de l'Ida. Leur principale, nommée Pédasus, s'4 sur les hords du fleuve Satnioeii»i paraît être le même que le Too Tchaï (1). Elle était déserte au ta de Strabon, et son emplacement ro était ignoré. On sait cependant qu' était dans les hautes régions de 11 « Il habitait la ville élevée de Péda sur les rives du beau Satnioeis (2). j suivant littéralement la géograpbied mère » on doit placer les Léléges im diatement après le cap Lectos.

On donne aussi au golfe d'Adraa tium le nom de golfe d'Ida, parcei la colline qui remonte du cap Le vers le mont Ida se trouve au-da; du commencement de ce golfe, oùy vant Homère, habitaient d'abord Léléges. Cette topographie esH exacte. Les Ciliciens auraient été | reculés vers l'intérieur du golfe, J ont en effet habité la ville d'Art dros, place d'une certaine importai située sur la c4te, et dont l'origine incertaine (3). Elle aurait été ton par les Pélasges ou par les j£oW Elle a été, suivant d'autres historié

(i) Strab., XIII, p. 6o5.

Ca) Hiad.% Uv. JJV, ver»44>*i5«

(3) Hérodote', îïv. Vil, \*.

À$fc,WIIJURE.

i anoaafccent «m par les Cim-

, d'où elle prit le nom de

s (1). Cette ville a été un siège

!,etZosime,son évéque, sous-

; h connJe de Constanùnople ,

lAppttet Mépas. Pline (2) nous

wia/elle fut primitivement ap-

kmii.j4ntandro*f Edonispriu*

\kinde CUnmeris.

itfért Atpaneus était daus le voi-

t: ^nt ja qu'on apportait les bois

agpe pour la construction

(3). Les ruines d'Aotan-

|htfewiftut dans l'angle nord-est

" i en y a découvert plusieurs

s (4). Toute la côte nord du

IfAdnuuyUe est presque en ligne

;a peine avons-nous trouvé un

■ffe pour la Mésamge; il n'y a

ftpparenee d'ancien port ni drar-

'^ pour y placer Aspaneus; rien

Astyra, bois et temple de

Bien plus, Adramyttium, qui,

iSkaboa, est placé tout près de ce

l&phrt ? tô6t»ç 'Atyapàrttov, avec

m et un arsenal , est bien loin

[tes terres. Tous ces terrains ont

t d'aspect, sans doute par suite

|*rris$ements du fond du golfe ;

^tawit les navires mouillent en

*Éf, et rAdramytU moderne est

*iaus d'une lieue dans l'intérieur.

'» avoir parcouru toute la lon-

ffa Rolfe pour bien reconnaître

" aphie générale, la Mésange

■Mer dans une petite crique

Sivridji Liman. La côte est

•t aecore , que le capitaine fut

I d'envoyer une amarre à terre;

"t pas probable que le port d'As-

" il est souvent fait mention,

* ataé en ce heu. Nous étions à

t de la montagne d'Assos, et je

à terre avec les officiers,

eieodrea cette ville, qui dominait

fit port à plus de trois cents

l venants méridionaux de l'Ida se

(OttPtoL,lhr.V, ch. a.

W Ut. Il, Ch.96r

£) ïirçUe, JRn., TJI, 5. StraHon, XTJI,

Wr«y. CboitraJ, r+fâgt d$ U Grèce, •*Nj p. 79. Boéckh, Corpus Inscript't*- •^UttellI [Addenda). ,

divisent en plusieurs groupes de montagnes, dont les caractères sont parfaitement tranchés. Le plus célèbre et le plus important est le mont Gargare, situé immédiatement au-dessus de Lectos. Nous avons vu les terrains volcaniques commencer aux sources chaudes de la Troade; faction des feux souterrains a soulevé toute la côn* du golfe. Partout ce sont des scories et des dépôts de laves très-abondants, recouvrant les terrains ignés plus anciens, les trachytes et les porphyres.

Ces études appellent encore l'attention du géologue : il est intéressant de déterminer quel est le centre de ces épanche ment s qui s'étendent depuis ce cap jusqu'au centre de l'Asie Mineure, et dont on retrouve des traces dans tout le nord de 111e de Métélin.

La minéralogie de cette contrée fut dans l'antiquité l'objet de recherches importantes et variées. Sans parler des mines d'or d'Astyra, dont le gisement était déjà perdu du temps des Romains, on trouvait dans les environs d'Assos une pierre qui était particulièrement employée pour faire les cercueils, et qui avait la propriété de consumer les chairs, d'où on lui donna le nom de pierre sarcophage. If était bien naturel de penser que parmi les tombeaux antiques, qui sont nombreux aux environs de la ville, Jaurais retrouvé un échantillon de cette pierre.

Or tous les tombeaux d'Assos sont en pierre volcanique, et particulièrement en trachyte. Il existe, en effet, certaines laves imprégnées de substances salines, qui pourraient avoir une action sur les corps qu'efles renfermeraient.

J'ai observe à Milo des laves contenant une notable quantité d'alun (sulfate d'alumine) ; mais la vertu de ce sel est précisément de conserver les chairs plutôt que de les anéantir. Les sels vitrioliques et arsenicaux ont la même propriété ; je ne puis reconnaître dans les trachytes des tombeaux d'Assos la pierre sarcophage, et j'avoue qui sur ce sujet mes recherches n'ont eu aucun résultat satisfaisant, car l'observation me conduit à un résultat diamétralement opposé, savoir, la conservation des corps dans des pierres vnlcani* qui?s imprégnées d'alun.

L1JMYERS.

J'ai observé, sur le plateau de la citadelle d'Assos, de grandes quantités de scories ferrugineuses dont j'ai rapporté de nombreux échantillons. H est clair qu'à une époque inconnue il a été établi en ce lieu des fourneaux de forge. J'avais d'abord pensé que ces nomades connus sous la dénomination géuériuue de Tchinganeh , Ziufsri, ou bohémiens, et qui parcourent Asie en faisant le métier de forgerons, avaient pu s'établir en ce lieu et exploiter quelques minerais de fer trouvés dans les environs; mais le passage de Strabon éveilla mon attention, et je cherchai à en donner une explication satisfaisante. Voici le passage de la traduction française (1).

« Aux environs d'Andira on trouve une espèce de pierre qui se change en fer par l'action du feu. Ce fer, mis en fusion avec une certaine terre, produit le zinc; du mélange de ce dernier avec du cuivre résulte ce métal qu'on appelle orichalcum. » Les lois de la chimie ne sont nullement observées dans ce passage. J'aurais voulu rencontrer dans les environs quelques gisements de calamine ou seulement de fer pyriteux; mais le terrain volcanique de fusion et d'épanchement se montre partout, au bord de la mer et sur le versant de l'Ida. On rencontre la serpentine avant d'arriver aux mica* schistes, qui forment les régions supérieures.

La montagne d'Assos , plateau détaché de la chaîne principale, est formée par différentes natures de laves, qui lui donnent un aspect sombre et sévère. Les dentelures des ruines qui la couronnent se dessinent sur l'azur du ciel ; il est peu de tableaux qui puissent donner une idée plus grandiose de ces villes scoliennes, dont la fondation touche à l'époque héroïque.

Le chemin que l'on suit pour arriver au sommet du plateau est tracé au milieu des blocs de trachyte éboulés et

(i) Strabon, livre XIII, page 610. *Eati ôà m6oc itfpl ta "Avfctpo, ô; xaiou4voç <rt$r,poç vCvtTsu cita jiftà yn; Ttvo; xau,tveuQti; dbcoaTaÇct ^W&xpYupov , t) itpoa- Àaâoûaa xaXxàv x6 xaXoufievov ylviTCtt xpâ(ta S Ttvcç 6pcix«Xxov xaXovat,

couverts de verdure. De temps à ai j'aperçus des fondrières dont les pa sont soutenues par des blocs de bas verticaux, qui tendent à la forme [ matique.

J'arrivai bientôt à un grand cho pavé , qui n'est autre chose qu'une nombreuses voies antiques qui e tent encore à Assos. Les longues belles murailles de la ville se dée vrent à nos regards ; il nous srm voir des ouvrages commencés pfo que des ruines, tant la netteté des gués est parfaite. En arrivant au se met, il faut bien répéter, avec tous voyageurs qui ont escaladé cette m< tagne, le vers de Stratonicus :

Si tu veux avancer le moment de ta mort, [saye de monter à àmo* (

Strabon dit que le port est formé p un grand môle ; mais qu'elles qu'aie été nos recherches le long de la c6t nous ne pûmes reconnaître même l>i placement du port; partout la profiu deur de l'eau est telle, qu'on uepf jeter l'ancre; il faut s'amarrer aa ri vage.

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