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LES POETES

Le système de défense des portes villes a peu varié chez les ay™ Tantôt les portes étaient au fond enceinte carrée ou circulaire , dom cornes étaient défendues; tantôt muraille se trouvait de front avec porte, et les tours faisaient saimr la ligne des murs ; c'est «mi <!« disposées les portes d'Assos. u i principale est au nord-ouest «";J elle se compose, en plan, de deux ^ carrées formant une saillie égale* «r épaisseur, entre lesquelles s obv re Jaj de la porte. Une petiteence inMgJ, mur ne s'élève que de qu«lqj*5? 0 existe encore du côté de la n»e

sister aux efforts du bélier, qui ne por-

«nfv dans la baie que le cham- qu'on les avait ainsi disposées pour ré

We i'a pas de feuillure; de sorte '"

f» h porte venait tout simpleineal MtCMtre le parement (1).

{natation, la partie du mur en

ttcet couronnée, en dehors de la a? an arc en ogive, dont les

pBwmt apoareiJiées en encorbelle ■et f st-à-dire par assises horizon- |b fermant saillie les unes sur les 1a baie de la porte est carrée, Bée par une architrave comde deux pierres. Aux angles des sont deux coussinets sculptés -lampe.

eot£ de la place, la baie de la est couronnée par une arcade en àitre. mais dont l'appareil est le que celui de l'ogive, c'est-à-dire horizontales. C'est, sans le cachet d'une haute antiaï on doit penser qu'à cette épo- Fappareil en voussoirs tendant était encore inconnu aux

ferme ogivale, qui a été si peu Je* par les Romains, se retrouve te, du huitième au cinquième ■*" mat Jésus-Christ, tant dans ces •rions que dans celle du tomk Tantale et dans les tom- Jfuens. On estime que les co- «olîennes sont venues s'établir a Troade peu de temps après la de Troie. Plusieurs autres mieurent lieu de la Grèce en is lorsque les Perses vinrent ce pays, les jEoliens étaient répandus, "et leur gouvernement déjà subi plusieurs révolutions.

» bas -reliefs d'Assos, que nous l'occasion d'examiner, ont un e plus égyptien que grec, tout ce qu'on peut dire sur la de ces monuments, car les fondaont été assez avares d'inscripsans doute à cause de la nature de la pierre. Supposer que ces cilles ne remontent pas au delà du ■qrôèroe siècle avant Jésus-Christ, *<* leur assigner la limite la plus rappKbée qu'il soit possible.

Pour expliquer la singularité de «Wrucbon des murailles, j'ai pensé

0 ^oyei la planche 17.

talent ainsi que sur un seul parement du mur.

A côté de la grande porte, on voit une poterne d'une conservation parfaite. La voussure de lp baie est laite en encorbellement, et une pierre de de 3™ de long couronne la petite porte. On voit très-bien les trous de scellement et des gonds du vantail.

La troisième porte est située tout à fait à l'est de la ville; le couronnement en est ruiné ; elle ne présente pas d'autres caractères que ceux que j'ai décrits. On remarquera que les tours, dont la face est à bossages, sont en appareil lisse et sans rcfends sur les parties latérales.

l'acbopous. le temple.

L'acropolis occupe tout le sommet d'un rocher élevé et inaccessible qui domiue l'enceinte de la ville. H est composé de grands prismes basaltiques dont les parois sont verticales. On y arrive du côte du sud par un sentier tracé au milieu des roches ; du côté du nord il forme un véritable précipice qui défendait la ville contre toute surprise.

Au centre de l'acropolis s'élevait un temple d'ordre dorique grec qui, par son caractère archaïque, se distingue de tous les temples de même style connus, et dont les ruines subsistent encore en Italie, en Sicile ou en Grèce; ses colonnes courtes et massives n'ont pas sept diamètres de hauteur.

La hauteur de la colonne étant de 4n70, l'entrecolonnement est de 2D45 ; les entrecolonnements d'angle sont de 2m20 ; les colonnes très-galbées sont ornées de dix cannelures; le chapiteau > dont on peut voir un spécimen au musée du Louvre, est très-évasé.

Le temple d'Assos était hexastyle et avait treize colonnes sur le côté; il résulte de cette disposition que la cella était fort étroite. La couverture était en tuiles à tebord dont on a retrouvé quelques fragments dans les fouilles.

Ce qui distinguait ce temple entre tous les autres temples grecs, c'est que l'architrave, qui estordinairement lisse dans les édifices de ce a:*nre était décorée

KM

L'UNIVERS

d'une suite de bas-reliefs qui se sont retrouvés presque intacts dans les ruines ; ils ont été en grande partie transportés au musée du Louvre à Paris. Ces basreliefs, formant une longue bande , représentent différents sujets du plus ancien style et dont quelques-uns sont trèsfaciles à expliquer; les deux extrémités de la façade étaient ornées de deux couples de taureaux dans l'attitude du combat. Au milieu de l'architrave était un groupe de sphinx couchés et opposés face a face.

L'un des bas-reliefs représente la lutte de Ménélas et de Protée sur les rivages de l'Egypte. Ce sujet tout troyen rappelle les anciens rapports entre les rois d'Egypte et ceux de la Troade. Hérodote a conservé le souvenir de cette aventure de Ménélas « Le successeur de Phéron, fils de Sésostris, fut un citoyen de Memphis dont le nom dans la langue des Grecs est Protée (1). Hélène, fuyant de Sparte avec Paris, se rendit à Troie, lorsque les vents contraires la portèrent en Egypte, où elle vécut près de Protée. » Ménélas vint lui-même à la cour de ce prince pour redemander Hélène.

On reconnaît Ménélas à son carquois et à son casque. Protée tente en vain de se dérober à la poursuite de Ménélas ; les nymphes de la mer semblent fuir le lieu du combat (2).

Le sujet d'un autre bas-relief représente les noces de Pirithoùs; les convives, couchés et appuyés sur des coussins, reçoivent dans des coupes le vin qui leur est versé par des esclaves; tout ces basreliefs sont traités avec un sentiment tout primitif. On peut les comparer aux plus anciennes peintures retrouvées dans les tombeaux de l'Étrurie. Cette conformité n'a rien d'anormal ; car il est aujourd'hui un fait généralement admis que les Étrusques sont originaires d'Asie. Le récit d'Hérodote, dont on avait contesté le témoignage , est aujourd'hui regardé comme très-veridique.

La frise du temple est décorée de triglyphes, et les métopes sculptées représentent des centaures, des harpies et un s: nglier.

Rien ne manque pour restituer ce

(i) Hérodote, liv. II, ch. g*.

(a) Ifoyei le* planche* x5, 1 6 et 48.

temple dans son état primitif; eai trouve parmi les décombres plusi pièces appartenant au fronton.

Le temple est bâti avec la pierre canique qui forme le sol de la ville ne trouve nulle part un seul fnçn de marbre, et tous les édifices qui 1 sistent encore portent le cachet d plus haute antiquité.

A une époque inconnue, mais paraît voisine des temps byzantin a été élevé dans l'acropole d'Assoi forteresse composée de plusieurs ti massives qui subsistent encore et | lesquelles on a pris la plus grande pi des matériaux du temple. Le petit lage de Bevrham s'est construit à Pi de ces fortifications ; il se compose d' vingtaine de familles turques.

En dehors de l'acropole et sur la mière terrasse de la ville s'élève un » théâtre dont les sièges sont encori place ; mais le proscenium est en giï partie écroulé. Non loin de là est un | temple, et les ruines d'autres édil complètement écroulés jonchent le II est probable qu'en écartant ça combres on ferait des découvertes il ressantes. Les inscriptions sont r> à Assos; la pierre volcanique sew peu à l'épigraphie; on a retrouvé fragment qui prouve que dans la \ d'Assos il existait un temple d'Augi semblable à celui d'Ancyre; cette i cription incomplète est ainsi conçi

A César Auguste et au peuple (romain) prêtre du Dieu César Auguste et lui ■ descendant des roi» de sa pairie, et If pi Jupiter qui préside à la concorde, et le g nasiarque Qulotus...

La petite église byzantine qui «I encore dans l'acropolis n'a rien de marquable que l'inscription de la * race. Elle a été élevée par Anthiffl évéque de Scamandria ; ce qui pro que cette ville existait encore entre huitième et le neuvième siècle.

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