‹ Aspasie, Cléopatre, ThéodoraChapitre 3 sur 105 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

le luxe et les débauches et qui va périr avec cette reine fastueuse et dissolue. Par ses amants, elle appartient au monde romain qui a perdu ses antiques vertus au contact des peuples asservis mais qui a conservé, malgré sa corruption et ses sanglants tumultes, l'orgueil de son nom, son opiniâtreté indomptable et sa force de fer. Théodora règne à Byzance au temps où la puissance militaire, Tordre de l'administration, la richesse publique, l'éclat des arts cachent encore les germes de ruine de cet empire trop vaste, formé d'éléments disparates, gouverné sous le couvert des lois romaines par le despotisme oriental et dont le peuple, qui a abdiqué ses droits, ne se passionne plus que pour les questions théologiques et les courses de l'hippodrome. — Ne semblet-il pas que chacune de ces femmes corresponde à une évolution de la civilisation, dont le foyer est à Athènes au siècle de Périclès, à Alexandrie et à Rome au sîècle de César, à Byzance au siècle de Justinien ?

Nous avons dédié ces trois études à trois

Page 1