Plutapc[ue, Anton, j LX, LXHI; Dion, L, 1, î
\ni CLÉOPATRE.
reçue d'Antoine, elle lui restait entièrement dévouée. En vain, quand elle était revenue de Grèce, Octave Pavait conjurée d'oublier son mari et de quitter sa demeure ; elle s'y était nettement refusée. Elle continuait à habiter cette maison fameuse, naguère propriété du grand Pompée, y élevant avec une égale tendresse les enfants qu'elle avait d'Antoine et ceux de sa première femme.
Les clients d'Antoine, les amis qu'il envoyait d'Alexandrie étaient assurés de trouver près d'Octavie secours et appui. Elle obtenait même pour eux les faveurs de son frère, si irrité qu'il fût. Elle ne cessait pas, du reste, de prendre devant lui la défense d'Antoine, excusant ses folies et ses fautes, et disant qu'il serait odieux que deux grands empereurs fissent s'entre-tuer les Romains, le premier pour venger des offenses person* nelles, le second à cause de l'amour d'une étrangère *.
Octave qui avait pour devise: On fait