‹ Aspasie, Cléopatre, ThéodoraChapitre 72 sur 105 · Plutarque, Anton., LXXXU · texte numérisé non relu

Plutarque, Anton., LXXXU

tave. Dans les lignes romaines, les trompettes et les cors sonnent l'attaque; les légions s'élancent en avant aux cris accoutumés : Comimisl Cominus! (De près!) L'infanterie d'Antoine n'attend pas le choc; elle se débande et se précipite vers la ville en entraînant son chef dans sa déroute.

Antoine, ivre de fureur, proférant les menaces et les imprécations, frappant les fuyards du tranchant comme du plat de l'épée, rentre dans Alexandrie en criant qu'il est trahi par Cléopâtre, livré par cette femme à ceux qu'il n'a combattus que pour l'amour d'elle ^

. Cléopâtre n'avait plus le pouvoir de trahir ou de sauver Antoine. Elle-même, la Nouvelle Déesse, la Reine des Rois, elle était abandonnée par son peuple, comme lui, le grand capitaine, était abandonné par son armée. Leur cause était perdue ; qui aurait voulu s'y dévouer ? Dans la journée et dans la nuit précédentes, des émissaires d'Octave

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