‹ Aspasie, Cléopatre, ThéodoraChapitre 97 sur 105 · I. l'iocope, de lieUo Pef'sic.j I, xxiv; Théophane, p · texte numérisé non relu

I. l'iocope, de lieUo Pef'sic.j I, xxiv; Théophane, p

ment qu'on approuve Ja dernière idée qui lui reste : la fuite. Depuis trois jours, un bâtiment où sont entassées toutes les richesses du trésor impérial, est à l'ancre près des jardins. Justinien s'embarquera avec l'impératrice; Bélisaire et ses trois mille hommes essaieront, s'ils le peuvent, de réprimer l'émeute. En adoptant cette résolution, l'empereur eût sauvé sa vie, mais il eût perdu sa couronne. Avec si peu de monde, Bélisaire ne pouvait tenter un coup de désespoir qu'animé par la présence du souverain et mis dans la nécessité de périr ou de le sauver. Tous les assistants cependant, même Bélisaire et Mondon, approuvèrent le projet de Justinien*.

Théodora n'avait encore rien dit. Soudain, indignée de la lâcheté de son mari et des défaillances de ses officiers, elle prononça ces vaillantes paroles : « — Quand il ne resterait d'autre moyen de salut que la fuite, je ne voudrais pas fuir. Ne sommes-

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