‹ Aspects Atypiques de l'Acrodermatite Continue d'Hallopeau (volume 2)Chapitre 11 sur 25 · SEE LA · texte numérisé non relu

SEE LA

temps leurs premiers succès par l’emploi de la radiothérapie.

Depuis cette époque, de nouvelles observations ont été publiées par Carle, Hudelo et Hérisson, Sutton, Danel, Dubreuilh, Penet, Bodin, Chatellier etc. Les mêmes discussions pathogéniques reviennent. Les résultats thérapeutiques ne sont pas toujours notés; cependant on continue à signaler les heureux résultats obtenus par la radiothérapie.

On ne possède que de faibles notions sur l’étiologie des acrodermatites :

Faut-il incriminer le traumatisme ? Chez tel sujet la maladie avait débuté au pouce gauche à la suite d’un coup de marteau reçu sur ce doigt (Hallopeau Soc. de Derm. 1892 p. 200); tel autre avait été piqué sous l’ongle par une écharde (Frèche : Ann. de Derm. 1897 p. 491) etc. Mais, dans l’ensemble, le nombre de ces cas est trop restreint pour que l’on puisse attribuer un rôle étiologique au traumatisme. |

L'âge et le sexe sont sans influence.

Dans quelques cas on a pû noter un certain rapport entre l’évolution de l’affection et les fonctions génitales chez la femme : poussées au moment des règles, arrêt au cours d’une grossesse (obs. de Carle, Ann. de Derm. 1902 p. 130, de Bodin Ann. de Derm. 1920 p. 193, obs. personnelle).

Dans un seul cas, l'affection a semblé à Chatellier et Audry revêtir un caractère familial : la grandmère et la tante maternelle du malade présentaient

SA

AE 4 pres

des lésions identiques (Chatellier Ann. de Derm. 1921

La pathogénie, après de nombreuses discussions,

reste obscure |

Pour Hallopeau, l'infection locale par les microbes pyogènes suffit à expliquer les lésions observées : les examens bactériologiques pratiqués chez ses malades par MM. Darier, Jeanselme,Laffitte, ont montré l’existence de staphylocoques blancs ou dorés dans le liquide des pustules. L’allure spéciale de la maladie, ses poussées répétées, sa longue durée résulteraient de la localisation même des lésions aux extrémités : l'épaisseur de l’épiderme dans ces régions permettrait la repullulation incessante des germes microbiens qui se développeraient là comme en vase clos. à l’abri des agents thérapeutiques. Hallopeau ne nie d’ailleurs pas complètement le rôle de la névrite, celle-ci serait secondaire à l’infection locale et interviendrait seulement dans la détermination de poussées symétriques au membre opposé.

Au contraire, dans la théorie d’Audry, qui rallie un grand nombre de suffrages, la névrite serait primitive et favoriserait le développement de l’infection dans le domaine du nerf lésé.

D’ailleurs, dans ces deux conceptions, quelle que soit l’imporiance attribuée aux lésions nerveuses, Pinfection joue un rôle prépondérant, puisque c’est elle qui intervient directement dans la détermination des lésions cutanées.

De nombreux arguments s'opposent à ces hypo-

Page 1