‹ Aspects Atypiques de l'Acrodermatite Continue d'Hallopeau (volume 2)Chapitre 21 sur 25 · SSD · texte numérisé non relu

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par poussées, celles-ci survenant sans facteur étiologique net sauf qu’elles paraissent en partie conditionnées par les sai-

sons, survenant surtout au printemps et à lautomne. Ces poussées durent de deux à trois mois. Entre elles, des lésions persistent mais beaucoup plus discrètes. | Elles siègent en permanence aux extrémités des deuxième et troisième doigts des deux mains, aux faces dorsale et palmaire de la troisième phalange. Rarement, au cours des poussées, la dermatose envahit le pouce droit. Depuis 1919, le malade, revu périodiquement, présente toujours les mêmes lésions, absolument identiques à celles décrites dans l’observation IT : aspect érythémato-squameux avec fissures douloureuses, sans vésicules ni pustules. Toutes les recherches bactériologiques ont été négatives. Instruit par le malade n° II, M. Gougerot préconise la radiothérapie : en un mois la guérison est obtenue et depuis elle se maintient sans récidive.

Deux autres malades présentant des lésions analogues au niveau de plusieurs doigts ont été observés par M. Gougerot. Ils ont été guéris par la radiothérapie.

Dans certains cas les lésions sont plus atténuées; elles n’atteignent qu’un seul doigt tout en restant aussi typiques. Ces formes HER sont périodiques ou permanentes : É

OBSERVATION V (dûe à M. le Professeur agrégé Gougerot)

La malade présente depuis vingt ans à la même époque, au printemps, des lésions érythémato-squameuses et fissuraires de l’index droit. D’ordinaire les lésions guérissent spontanément en quelques jours, mais en 1923 elles persistent plu-

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sieurs mois; les fissures ont semblé se fermer après badi-’ geon au nitrate d’argent, mais l’état érythémato-squameux a persisté et les fissures n’ont pas tardé à récidiver.

L'aspect des lésions est exactement le même que chez les malades IT et IIT : même état érythémato-squameux, mêmes fissures; absence de vésicules et de pustules.

Il est à remarquer que le doigt est souvent froid, et cela, indépendamment des poussées épidermiques.

La malade n’a pas été revue.

Il s’agit ici, en somme, d’une variété atténuée, d’abord périodique, puis permanente.

A côté de ce cas se place celui que nous avons observé à la Consultation de M. Gougerot

OBSERVATION VI n° 6780 (Gougerot et Héber-Suffrin)

La petite malade, âgée de dix ans, est amenée à la consultation du soir de l’hôpital St-Antoine le 2 Novembre 1926 pour des lésions cutanées persistantes du médius droit.

L’interrogatoire ne révèle pas d’antécédents pathologiques notables, personnels, héréditaires ou collatéraux, sauf, chez la mère, des adénopathies cervicales tuberculeuses multiples actuellement guéries .

Les lésions ont apparu pour la première fois en 1920; elles occupaient alors la main gauche envahissant tous les doigts. Au bout de trois années cette première atteinte a guéri spontanément.

Maïs depuis cette époque le médius droit est envahi. Depuis lors il est resté toujours malade. Les lésions ont commencé sous le bord libre de l’ongle; elles se sont étendues peu à peu à toute l’extrémité de la pulpe.

Elles ont toujours conservé les mêmes caractères : la

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