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pulpe est rouge, légèrement œdématiée, douloureuse; l’épiderme, sec, desquame finement et sans arrêt; la desquamation est limitée par une collerette à tracé irrégulier qui déborde la rougeur et la tuméfaction. La sertissure de l’ongle est épaisse de un millimètre, kératosique, mais sans lésions envahissantes sous-unguéales.
L’ongle est strié, cannelé longitudinalement, mais il n’est jamais tombé.
L'examen bactériologique des squames ne montre aucun microorganisme; leur culture sur gélose Sabouraud ne donne lieu au développement d’aucun champignon.
La petite malade est envoyée à M. Zimmern pour être soumise au traitement par les rayons X. Bientôt, le 3 décembre -1926, après trois irradiations, on observe une amélioration très nette : il n’existe plus que quelques fines squames localisées à l’extrémité de la pulpe, sans rougeur des téguments. Le doigt a repris son aspect normal, il n’est nullement tuméfié;, l’ongle ne présente plus aucune altération. Revue le 11 Mars 1927 elle est complètement guérie. Il a suffi de trois séances de radiothérapie.
Dans toutes ces observations il s’agit de lésions purement érythémato-squameuses et fissuraires, s’accompagnant de phénomènes douloureux dûs à l’existence de fissures.
Leurs caractères essentiels sont : leur localisation à l'extrémité des doigts, leur évolution par poussées, s’échelonnant sur de longues années, leur résistance aux traitements habituels par les topiques locaux et leur curabilité par la radiothérapie. |
L'absence complète de vésicules à l’œil nu et à la vitropression ne permet pas de classer ces lésions
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parmi les eczémas ou les dermites artificielles. Elles ne ressemblent ni au psoriasis ni au lichen.
Il ne peut s'agir davantage d’épidermomycose ou de dermo-épidermite microbienne étant donné les résultats négatifs des examens bactériologiques et des cultures.
Les épaisses couches hératosiques qui caractérisent l’acrokératodermie ne rappellent en rien les fines squames qui recouvrent ces lésions.
Au contraire, plusieurs des caractères que nous avons reconnus à cette dermatose érythémato-squameuse : localisation, lésions unguéales, particularités évolutives, curabilité par la radiothérapie, appartiennent à l’Acrodermatite d’Hallopeau. Il nous est donc permis de la considérer comme une forme clinique spéciale de cette affection.
Si les vésicules et les pustules, caractéristiques de la variété classique, manquent ici totalement, l’existence des formes mixtes présentant les deux ordres äe lésions permet de relier ces deux aspects cliniques extrêmes. é
Enfin, des quelques observations que nous avons groupées dans ce chapitre, il ressort également que la forme érythémato-squameuse se présente avec des degrés d’intensité variables
Tantôt franche, atteignant plusieurs doigts (observation IV)
Tantôt atténuée et alors périodique (observation V) ou permanente (observation VI).