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qu’elle ne semble pas avoir acquis la faveur’ de tous les dermatologistes, donne des résultats absolument incontestables. Les observations d’Hallopeau, de Montgomery, de Dubreuilh, de Gougerot (1) etc, en font foi. Dubreuilh décrit avec précision les réactions observées chez les malades ainsi traités : « la peau est fortement œdématiée, d’un rouge vineux, foncé, sablé d’une infinité d’hémorragies ponctiformes intra-épidermiques; l’épiderme corné est soulevé par une épaisse couche spongieuse constituée par un œdème intense de la couche muqueuse. Après la desquamation il se forme un nouvel épiderme mince, mais les pustules ne reparaissent plus >. On peut donc dire que si le retour à l’aspect normal du doigt n’est pas absolument parfait, la maladie se trouve nettement arrêtée dans son évolution.
Il est permis d’en tirer une conclusion importante au point de vue du diagnostic : la radiothérapie est le seul traitement qui agisse sur les acrodermatites; ce traitement est sans action sur les affections voisines (dermatite polymorphe en particulier); les irradiations pratiquées à titre de traitement d’épreuve constituent donc la véritable pierre de touche du diagnostic.
(1) Hallopeau. — Soc. de Derm. 1904, p. 333.
Montgomery. — Journal of the American medical association 23. 7. 1904.
Dubreuilh. — Ann. de Derm. 1918, p. 79.
Gougerot. — Paris Médical, 15 Janv. 1927, p. 69.