‹ Aspects Atypiques de l'Acrodermatite Continue d'HallopeauChapitre 24 sur 24 · PS, L · texte numérisé non relu

PS, L

jection ou même le lendemain, afin de voir si l’action de l’atropine s’est maintenue ou dissipée.

Il ressort nettement des travaux de DAnIELOPOLU que la recherche du R O C est très importante ; ses effets

sont maximum à la phase stimulatrice, son action vagoexcitatrice, s’ajoutant à celle identique de l’atropine.. Lors de la période suivante il montrera si le vague est paralysé partiellement ou complètement. De même on pourra faire une compression du vague au cou ou toute autre épreuve (compressions oculo-viscérales).

Le but de ces recherches n’est plus d’étudier seulement les réactions du chronotropisme sous l'influence de l’atropine, mais aussi les fonctions dromotrope, bathmotrope et même inotrope du cœur. Par ces moyens on voit que l’action de l’atropine ne se borne pas à la stimulation ou à la paralysie d’un groupe nerveux, mais qu’elle peut agir directement sur une fonction essentielle du myocarde, sans que forcément le système nerveux extra-cardiaque intervienne. Mais lorsqu'on prend la peine de faire une épreuve aussi complète, pourquoi ne pas suivre la technique de DANIELOPOLU, qui en même temps permet de chiffrer le « tonus végétatif ».

AT. — Technique de l'épreuve de Danielopolu

La valeur diagnostique primitivement attribuée à l’épreuve de latropine fut progressivement discutée et restreinte jusqu’à ce que FREDERICQ [ 155 ] la réduise à néant ou peu s’en faut.

Telle que nous l’avons décrite précédemment, elle nous renseigne plus, sur l’action propre de l’atropine, que sur celle qu’a cette drogue sur le système nerveux extra-car-

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diaque. Cependant toute une suite de travaux (dont la longue liste figure à notre Bibliographie) de D'ANIELOPOLU et de ses collaborateurs, orientent l’épreuve de l’atropine dans une voie nouvelle qui trouvera des applications non seulement dans presque tous les chapitres de la pathologie cardio- vasculaire, mais partout où le tonus végétatif intervient. À

Cette épreuve apprécie le « tonus » des deux groupes nerveux du cœur, uniquement d’après leur action antagoniste au niveau du centre sinusal normotope. Il ne faut pas croire en effet, comme on le fait généralement, que latropine ne peut servir qu’à l'étude du tonus vagual ; c’est une erreur grossière, Car son action essentielle est de supprimer les effets du vague et par conséquent de laisser le champ bre aux influences sympathiques. «Nos recherches démontrent qu’à l'aide de cette épreuve on peut faire une étude très précise de tout le système végétati] ; en ce qui concerne le sympathique, l'épreuve de Patropine constitue certainement le meilleur moyen d’en étudier, le tonus » (DanisLopoLu [63 ]). Un autre moyen excellent d'étudier le tonus sympathique est l’étude des modifications du rythme que produit l’orthostatisme ; aussi Da- NIELOPOLU Combine-t-il lépreuve pharmacodynamique de l’atropine et cette épreuve physologique de lorthostatisme en une seule épreuve qu'il dénomme Epreuve de l’Atropine et de 1 Orthostatisme.

Avant de décrire cette épreuve, disons que son promoteur insiste sur :

19 La double phase d'action de latropine sur le vague, d’abord d’excitation puis de paralysie :

20 L’amphotropisme de cette substance, avec prédomi- -nance parasympathique telle, que l’action sur le sympathique peut être pratiquement négligée ;

3° L’action excito-sympathique de Porthostatisme, indépendamment. de l’action vaguale, tous points que nous repren-

R. Heim de Balsac À Fe 2

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drons dans le chapitre suivant lorsque nous discuterons la valeur de l'épreuve.

Une des caractéristiques de cette épreuve est d'adopter Fa systématiquement et électivement la voie intra-veineuse, DANIELOPOLU à montré en effet que cette voie seule devait être employée pour toute épreuve végétative, en particulier, celle de l’atropine [78], de l’ésérine [ 101 ], et de l’adrénaline [ 85], car elle présente de grand avantages :

a) On connaît exactement la dose qui agit sur le cœur à un moment donné ; à

b) La vitesse de résorption sous-cutanée est assez . variable selon les individus, surtout s’il y a un trouble pathologique, tel que des œdèmes, et c’est là une cause d’erreur, car si elle se prolonge, le cœur n’est touché que par de faibles doses de la substance injectée, malgré une injection forte ;

c) On obtient des résultats plus constants, plus nets, avec une dose moindre, ainsi que le montrent des tableaux comparatifs de DanrELopoLu [78] et que le confirme LaiGNeL- LAvAsriNE [236] :

d) La rapidité d'action est extrême, c’est-à-dire que dans le cas de latropine, la phase stimulatrice ne peut être produite, à coup sûr, qu'avec une dose de 1/20 à 1/4 de milligramme qui excite seulement le vague sans le paralyser. Mais dès que lon injecte 1/2 milligramme, la phase stimulatrice est très raccourcie et avec une dose supérieure, elle est complètement supprimée. Donc par voie veineuse, à moins de la rechercher spécialement, la phase de AR Le ne sera jamais constatée.

L'épreuve de DanrELoPoLU se divise en quatre temps : les deux premiers peu importants ; les deux derniers, capitaux.

PREMIER TEMPS : TACGHYCARDIE ORTHOSTATIQUE AVANT

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