‹ Aspects Atypiques de l'Acrodermatite Continue d'HallopeauChapitre 8 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans un article récent (1), notre maître, M. le Professeur agrégé Gougerot a montré qu’il existe, à côté des formes classiques, vésiculeuse et vésiculopustuleuse de l’acrodermatite continue d’Hallopeau, une variété plus rare, érythémato-squameuse et fissuraire de cette affection.

À la consultation dermato-vénéréologique du soir de l’hôpital St-Antoine, nous avons eu l’occasion d'observer deux malades, atteintes, la première d’une forme classique par ses lésions vésiculo-pustuleuses mais atypique dans son évolution, l’autre de la forme nouvelle érythémato-squameuse.

C’est à propos de ces deux cas que M. Gougeret nous a suggéré l’idée de reprendre, au point de vue particulier de ses formes atypiques, l’étude de l’acrodermatite d’Hallopeau. Notre but est donc, avant tout, de mettre en lumière l’existence de ces formes et de montrer les liens intimes qui, malgré les différences d’aspect clinique, les unissent à l’acrodermatite classique.

Dans une première partie nous rassemblerons les principales notions actuellement acquises sur la

(1) Paris Médical, 15 Janvier 1927, p. 69.

toi

forme habituelle de la maladie; puis, dans une deuxième partie, nous citerons une forme atypique, d’abord discontinue, puis continue (première observation).

Dans une troisième partie, nous envisagerons les formes intermédiaires qui nous mèneront par transitions insensibles à la variété érythémato-squameuse (quatrième partie).

Cette question, remarquons le dès maintenant, ne présente pas un intérêt purement théorique et nous ne nous proposons pas seulement de classer dans leur cadre nosologique des lésions qui ne ressemblent à aucune autre dermatose, elle nous paraît surtout intéressante au point de vue pratique : en sachant reconnaître la maladie dans ses formes les plus atypiques nous pourrons obtenir de beaux succès thérapeutiques par la mise en œuvre du seul traitement qui se soit montré jusqu'ici véritablement curatif des acrodermatites : la radiothérapie.

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