DANTZIG
Dantzig, quoique entourée de rivières et à portée de la mer, quoique soumise à un hiver de glace qui dure de novembre à
à l'égout et l'irrigation des dunes. Tout réussit, même les arrosages qui continuent par tous les froids arec des eaux tièdes à 5 degrés. Dantzig mériterait qu’on s’y arrêtât ; mais, -ville de deuxième ordre, elle n’a que 100 000 âmes. Mieux vaut porter de suite l’attention sur la cité maîtresse, Berlin.
Population. — A l’époque ou la révocation de l edit de Nantes y porta les réfugiés français, vers 1685, Berlin n’avaiK que 10000 habitants. De simple résidence de l’électeur dJ Brandebourg, elle est devenue, en deux siècles, une capital* d’empire, presque la métropole de l’Allemagne. A mesura que gagnait l’agrandissement militaire, la population affluait/ En 1789, après le grand Frédéric, Berlin a déjà 146 000 habi-j tants; en 1840, peut-être par l’effet du Zoll-verein, de l’unionj commerciale, le chiffre est monté à 328 000; en 1867, avant la guerre avec la France, il y a le double, 632 000; en 1871, après la guerre 826000, et, en 1884,1223000; l’augmentation--* dans cette dernièrp période était de 32 000 âmes par annéé.S
Situation. — Berlin se développe sur un territoire de 5900 hectares, au milieu d’une immense plaine de sable qui semble un relais de la Baltique. On est au 52° degré de latitude;, nord. Le sol pauvre, peu ondulé, porte des forêts de pins, entremêlées de seigle et de pommes de terre. La pomme de terre de bonne qualité est le point d’appui de l'alimentation*;; publique, comme de l’industrie agricole qui distille ce qui n’est pas consommé en nature.
La Sprée, rivière à faible pente et d’un débit d’étiage de 10 mètres cubes, traverse Berlin, coule vers les marais de l’Havel, affluent de l’Elbe, et s’y jette près la place forte de
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