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Assemblée de notables

Vous souvient-il cTun petit Essai sur les chats^ qui avait dû paraître — il y a des ans — dans une Revue que vous alliez diriger. (Il aurait donc enfin existé une Revue I..) — Dieu ne le veut pas. Votre Revue (la seule !) a cessé cTétre, avant cTavoir vu le jour — et la Bévue des Deux Mondes vit encore — ou cherche à nous le persuader.

Quoi qu'il en soity à la suite de cet événement^ mes félins sont rentrés dans leur niche. S'ils en sortent aujourd'hui, c* est pour retourner vers vous et vous ronronner ces souvenirs.

Ils traînent après eux une vingtaine de compasgnons patte-pelus. Maîtres Mitis et Raminagrobis, de pelages divers^ de mouchetures variées et pas trop gri/fus, sous leurs velours.

Accueillez-les, caressez-les: ils vous portent ladmiratif attachement de votre sincère lecteur, spec-^ tateur, modèle et ami.

BOBE&T DE Moîa-ESQUIOU.

Un Portraitiste Lyrique

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PHILIPP U.SZLÔ

Une pensée infiniment rassurante^ au milieu des querelles de clochers et d'ateliers auxquelles toutes les époques se sont conviées, se convient et se convieront usque ad finem^ c'est de se dire que, dans tout débat, il existe plusieurs vérités qui^ toutes, ont pareillement raison, et dont le meilleur mérite est précisément do déterminer des rivalités fécondantes et de fertiles batailles, d'où surgissent de nouvelles occasions d'admirer, de se passionner, de produire.

Cette réflexion s'applique surtout aux œuvres d'art. Que nous importent aujourd'hui les querelles d'Ingres et de Delacroix ? Ou plutôt, quelle ne fut pas leur magnifique importance dans Fhistoire artiste de leur temps ? — Lequel des deux avait tort ? Et qui oserait ne point partager les palmes entre le portrait de M. Rivière et celui de M. Bruyas ; les roses, entre la Noce Juive et le Bain Turc ; les lis, entre les Croisés et le Vœu de Louis XIII ? — Certes, les prédilections conserreni (tout naturellement, et fort heureusement) le

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droit de s'^tercer. Mais, pour peu qu'elles émanent d'esprifs judicieux, elles savent rendre justice à ceux-mëmes vers lesquels ne les portent point leurs préférences- Certaines phrases de Stendhal, qui se vantait de mal écrire, peuvent nous émouvoir aussi profondément que les plus belles périodes de Flaubert.

Hello,qui appréciait la pensée de Chateaubriand, détestait son style, Gustave Moreau, qui avait été le camarade de M. Degas, entrait, quand on lui parlait de son ancien ami, dans des colères assez semblables à celles que le grand Eugène inspirait au grand Dominique.

Est-ce qu'on n'opposera pas toujours, avec plus ou moins de divergence, et pour ne parler que de ceux-là (comparer, n'est-ce point un peu opposer ?) Racine à Corneille, Lamartine à Hugo, Mozart à Beethoven?

Entre Whistler et Burne-Jones, l'équation n'est pas égale. Ces deux peintres se sont, de leur vivant, partagé la faveur de l'Angleterre. Celle-ci commence à s'apercevoir que le plus grand des deux est, de beaucoup, celui qu'elle a le moins bien traité. Mais, cette supériorité ne vient pas de la dissemblable manifestation de leurs moyens; elle vient de la différence de leur valeur.

La trouée lumineuse, ouverte par Manet dans le bitume de ses devanciers, ne s'est pas obscur-

de, en ce qui le concerne ; mais à force d'y voir danser, depuis des années, comme des atomes dans un rayon de soleil, tant de microbes du plein air, un très noble désir nous est revenu de rompre avec certains abus àxiRéeUisme (pour employer de vieux mots démodés, comme eux), et de retourner à des traditions qui, elles aussi, ont versé de leur jour sur des toiles justement illustres.

Ces traditions, dont je veux parler, sont celles auxquelles l'Art de la Peinture doit ce que j'appellerais volontiers : le Lyrisme en matière de Portraits.

La Femme coiffée de raisins d'or, une des œuvres maîtresses de M. Degas (et qui, grâce aux soins de M.Bernhard Berenson, véritable créateur de ce musée particulier, représente aujourd'hui Tun des principaux ornements de la Galerie Gardner, à Boston), est certes, une œuvre admirable. Mais les qualités qui la rendent telle et, sans doute, supérieure aux œuvres dont je vais parler, sont dénuées de rapports avec le Lyrisme.

Au contraire, le portrait de la Comtesse Aimery de La Rochefoucauld, par Chaplin, celui de la Comtesse Edmond de Pourtalès, par Carolus Duran, fixent, de leurs modèles, des images essentiellement lyriques.

La première de ces trois œuvres se contente de surprendre l'individu, et de l'éterniser, dans la permanence de sa réalité quotidienne.

Les deux autres ont choisi, pour les fixer, de l'existence des deux Femmes qui les inspirèrent, d'exceptionnelles minutes de représentation so«

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ciale, d'élégance somptueuse et de monda ai té exaltée.

Il ne s'agit point ici de se prononcer sur la supériorité de Tune ou l'autre de ces façons de voir, de sentir et de rendre ; mais de reconnaître, à toutes deux, le droit de s'exprimer et d'enfanter des chefs-d'œuvre.

Un charmant « Petit Maître » et (comme ceux que désigne, dans le passé, ce titre qui a grandi) capable d'exalter sa maîtrise, à ses heures, Gustave Jacquet, produit, de notre temps, lui aussi, nombre de portraits lyriques et charmants, dans lesquels il sait varier infiniment la féminité rêveuse et coquette, perfide et tendre, avec des sourires sur des cruautés, et des blessures sous des fleurs.

Cette manière du Lyrisme, en matière de Portraits, s'est exercée dans tous les temps et, maintes [fois, avec magnificence. Rigaud^ Largillière, Mignard, selon la mode du siècle, l'ont poussée à l'outrance, jusqu'à l'emphatique et à Tampoulé ; Nattier, jusqu'à la Mythologie.

Enfin, les peintres de l'Ecole anglaise, avec leurs fonds pleins de colonnades, de vases fleuris, de socles enguirlandés, de draperies relevées savamment, ont laissé, de ce genre, des exemples fameux, pleins de décorative séduction et d'ornementale rêverie.

C'est le rare mérite de M. Laszlô d'avoir su, d^ns son œuvre^ déjà nombreuse et rayonixante.

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concilier ces deux qualités si diverses: Tobserva* tion pittoresque et véridique de la Nature, associée aux droits maintenus, et proclamés, du Lyrisme.

Chez aucun autre, cette difficile, mais possible, union ne me parait si magistralement, en même temps que librement dosée. Il en résulte des effl* gies fastueuses, pleines, à la fois, de fantaisie et de vérité, offrant à la décoration des intérieurs, de nobles tableaux, en même temps qu'aux familles éprouvées, de nos jours, par des commandes insuffisamment réfléchies, l'équivalent de ce qu'on appelait autrefois : des portraits de famille. Et cela, empressons-nous de l'ajouter, avec d'autant plus de mérite, que ce genre, quand il est exercé sans goût (les Salons annuels nous en présentent des exemples naïfs) n'offre que de risibles prétextes à des draperies de carton, auxquelles ne le cèdent en rien les visages.

Quand Louis XIV traitait de Magots les bonshommes de Téniers, il avait tort, s'il prétendait dénigrer Tart de leur peintre. Mais, s'il proclamait ainsi que la reproduction d'un groupe de poissonniers s'allie, moins bien, aux boiseries d'un boudoir, qu'une danse de bacchantes ou un concert de nymphes, il n'était peut-être pas dans l'erreur. Il faut du temps, à ces transpositions-là, pour se mettre en place et se faire couramment meublantes. Les personnages de Téniers étant réellement aujourd'hui, devenus, par le costume et par réloignement, des Magots fort ornementaux, peuvent très bien voisiner avec des étagères où de

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véritables Magots de Chine et de Saxe ne sont guère plus différents de la contemporaine humanité, que ceux de TÉcole Hollandaise. Mais ces derniers, on le comprend, sous le Roi-Soleil, se ressentaient encore trop du voisinage; en un mot, sentaient réellement le poisson, ]e tabac, la fumée.

Il est probable que les canotiers de Manet, les calicots de Renoir auront le même sort. Ils deviendront, pour les somptueux intérieurs de l'avenir, des Magots aussi décoratifs que des Tritons ou des Faunes. Mais, aujourd'hui, pour cela, ils sentent encore trop le vermouth et la grenadine.

Il en est de même des portraits. A la suite de Rastien-Lepage, qui avait regardé Holbein, pardessus l'épaule de Gabanel, on a cru un peu trop aux € portraits de parents » saisissants de ressemblance bourgeoise. Ce genre peut donner les plus sûrs résultats, produire les plus émouvants effets, qui n'en seront pas moins toujours plutôt du domaine des Musées. Et le portrait, par Nattier,de Madame de Saint-Pierre, à sa toilette, choisissant, devant son miroir, des plumes, des fleurettes et des bijoux, dans le coffret que lui tend une délicieuse adolescente ; ou bien, par Drouais, la Marquise de Montesquiou, en train de coiffer, pour le bal, sa fille qui porte, sur le doigt, une perruche des Iles, composeront toujours, en nos chambres d'apparat, des repos des yeux plus appropriés, qu'un buveur de bock, ou un chercheur de vermine.

Il sied donc de féliciter M . Laszlô, en même temps que ses contemporains, que ses modèles, de leur

offrir des œuvres scrupuleuses de vérité, néanmoins chercheuses d^idéal. Ces œuvres^ elles sont maintenant connues pour la plupart ; quelques-unes^ déjà, et justement, célèbres.

Au cours des quelques pages que j'ai eu le bonheur de consacrer au peintre de Madame Gautbereau et à son « Work », j'écrivais ceci : < J'avoue € que les deux grands portraits de la famille Gra-

< mont, exposés à l'un de nos derniers Salons, ne € me paraissent le céder en rien à ce que M. Sar- € gent nous a donné de plus réussi, dans ce genre « somptueux et ornemental. Composition savam-

< ment ordonnée, groupes balancée avec art, les

< plus graciles modèles placés ^debout pour faire « valoir leur taille, tandis que de plus hautes sta-

< tures, gracieusement inclinées, harmonisent leur € attitude à l'équilibre de l'ensemble, tout en atté-

< nuant, desplis d'un manteau, la modernité d'une € coupe, ou la sécheresse d'une ligne. »

J'ai sous les yeux la reproduction de ces deux oeuvres. Une chose encore m'en parait frappante; c'est à quel point elles rendent de façon absolue ce qu'on appelle Pair de famille. Parents et enfants, frères et sœurs y ont des regards qui se rappellent et se ressemblent, et qui feraient reconnaître les modèles pour être du même sang, même si leurs images étaient séparées.

On l'a dit avec justesse, l'auteur de ces portraits expressifs s'appUque tout d'abord à obtenir, pour lui-même, d'une attitude ou d'un geste famÛier, la signification du personnage qu'il doit peindre. Mais, cette attitude, il lui platt que ce ne soit pas

toujours celle que le sujet revêt le plus habituellement, et qui constitue son aspect officiel. M. Laszlô tient à insister au delà de ces acceptions déjà saisies.

C'est ainsi qu'en ce qui me concerne, il a voulu remplacer la silhouette dégagée qu'avaient fixée, de moi, des portraits connus, par une pose méditative, non observée.

Têtes (P Expression !.. ne manqueront pas de s'écrier ironiquement, à la vue de ces toiles, ceux qui seraient incapables de les produire. Critique enviable que celle qu'on pourrait partager avec La Tour 1

Certes, il n'y a pas d'exagération à évoquer le nom de ce grand Maître, à propos du portrait de la Princesse de Metternich-Sandor, exposé, à Paris, par Laszlô, en 1905. Rien de plus expressif, parmi les préparations du Musée de Saint-Quentin et du peintre de Mademoiselle Fehi.

Ceci dit, et vu l'importance du Modèle, il me semble que M. Laszlô devrait seulement tenir pour une préparation^ le masque peint, par lui, d'après la Princesse. On sait que de telles préparations (leur nom l'indique), à vrai dire, sans doute, le plus impressionnant de son œuvre, servaient ensuite à La Tour pour composer ses portraits officiels.

M. Laszlô doit à la Princesse do Metternich, à PHistoire du Second Empire, de la Diplomatie, de Vkvi et de l'Élégance, une plus vaste, une plus complète effigie de Celle qui, dans une Epoque marquante, sut donner le ton aux Modes, la repli-

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que aux gens d'esprit, et s'élever au niveau des précurseurs, en faisant représenter Tannhauser, à Paris, plus de trente ans avant (ne Toublions pas) qu'on ne se soit décidé à l'y admirer sans réserve.

Un jour que l'on conseillait à Whisller de ne pas laisser mourir le Pape Léon XIII, ni le Cardinal Manningy sans avoir fait (selon ses expressions) un arrangement en blanCy d'après le premier, et, d'après l'autre, un arrangement en rouge, le malin Maître répondit: « C'est vrai, vous avez raison; mais, que voulez-vous ?,.. Burnie nous donnera tout cela... » ^— faisant allusion à une aimable dame de son entourage qui posait fréquemment, avec succès, pour lui, sous des costumes divers.

Telle n'est point la façon d'agir de M. Laszlô. Il est vraiment le peintre des Rois, comme Thalberg en était le pianiste. La dernière preuve en est ce portrait du Roi de Portugal, qu'il vient de peindre, à Paris, en quelques séances, et qu'il a doté de la bonhomie souriante, delà rondeur sans façon, d'un amiral hollandais posant pour Jordaens.

Oui, Laszlô, s'il veut bien s'attarder parfois à nos plus humbles ressemblances, c'est, avant tout, le portraitiste des Sonmiités de l'Europe et des Grands de la terre. Il vole du Vatican au Palais, et ne s'interrompt de peindre un sceptre, que pour dessiner une tiare. Tiares et Diadèmes, la belle expression de Çarlyle, pourrait servir de titre

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à son Œuvre. Quelquefois, il se contente d'un chancelier ou d*un ambassadeur^ s'accommode de Fécarlate d'un cardinal ou du violet d'un archevêque, et ne dédaigne pas, au passage, de peindre un abbé dameret, tout frétillant de se sentir en robe. — Mais, vite, une plus rare ambition lui revient... il rêve d'atteindre un Idéal qui se refuse aux pinceaux ; et ce sera la Comtesse GrefTulhe.

En attendant, voici le jeune Duc de Guiche, svelte dans son habit de chasse, avec cette force et cette grâce qui sont siennes, de paraître à la fois actif et pensif. Voici la Duchesse, à Texpression rêveuse, en laquelle ses amis reconnaissent l'auteur, bientôt applaudi, de nobles, poésies qui s'élèveront fort au-dessus de la production à la mode.

Voici la Marquise de Clermont-Tonnerre, dans le nuage de soie d'une mousseline mauve, comme une rose sous des lilas.

Voici le Comte Jean de Castellane, d'une si fière allure, sous ce beau casque, en lequel il y a du Reichshoffen et du Lohengrin. Quant à la Comtesse, n'est-ce pas par un raffinement d'élégance, que, posant devant le reproducteur des couronnes et des bandeaux, elle a dépouillé ses magnifiques bijoux, pour ne laisser qu'à ses yeux le droit de rayonner dans la toile ? Ils s'en acquittent avec splendeur. Certes, elle aussi, pourrait se coiffer d'un casque, celui de Minerve dont elle possède la majesté, la sagesse et la grâce. Mais elle préfère, dans Tovale ciselé du médaillon d'or qui l'encadre, se montrer simplement accueillante,

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comme elle sait Tétre, au jour de ses réceptions^ environnée du précieux petit peuple que groupent autour d'elle, dans ses vitrines sans prix^ ses figurines de Saxe.

Et l'observateur scrupuleux de ces seigneurs et de ces dames, qui revêtent d'extérieurs mondains, des esprits cultivés, des pensées actives, sait aussi demander aux Mains, ce supplément de contribution qu'elles peuvent, qu'elles doivent apporter au rendu complet d'une entité bumaine. Mains ayant béni^ mains ayant combattu^ mains expertes à ces traités d'où dépend la paix des royaumes; mains ayant effeuillé des fleurs, mains ayant effleuré des lyres; mains qui commandent, mains qui implorent ; mains où se posent des baisers, mains d'où tombent des indulgences ; mains à bagues, mains sans anneaux ; doigts gantés et pbalanges nues ; tous les gestes : ceux des ordres et ceux des repos ; ceux des fiertés et ceux des douceurs; ceux des prières et ceux des pardons; ceux des accueils et ceux des adieux I

Quoi d'étonnant, après cela, si M. Laszlô nous apparaît lui-même couronné de beaucoup de lauriers^ que lui tendent, à leur tour, les mains de ceux auxquels il en a décerné, sans oublier des doigts plus fins, qui lui présentent aussi des roses?

Ses médailles, elles vont par rangs, comme les bijoux de Tintelligence. Elles viennent de Bavière et de Hongrie, de Paris et de Vienne, de Munich, de Dûsseldorfet de Saint-Louis, pour ne nommer que ces points du Monde.

Mais celui qui les accepte avec fierté, les porte

avec indifférence. C'est qu'il a mieux ; il reçoit, pour son caractère chevaleresque, sa belle franchise, sa loyauté droite et sa sympathique simplicité, il reçoit, dis-je, possède et garde le souvenir élu, ému, de Ceux et de Celles qui ont posé pour lui, depuis les Papes jusqu'aux Déesses, depuis les Rois jusqu'aux Muses, depuis les Savants jusqu'aux Poètes, depuis les Guerriers jusqu'aux Enfants.

Beardsley en Raccourci

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