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enfants d’une même famille ; il se regardait comme le père de la Province de Québec, et c'était bien là le ca: ractère de l'accueil qu’il sous faisait, lorsqu'il nous recevait, comme le disait M. Joly dans un2 autre occasion, avec l’urbanité d’uu gentiihomme français jointe à la largesse d’un gentilhomme anglais ; c’est bien là l'accueil que nous avons rec chez lui.
Au point de vue politique je dois dire ‘que la Chambre, croitet pense, et avec raison, que personre n’a conduit avec plus de sagesse la Province de Québec sur le chemin de la prospérité.
Maintenant, s’il m'était permis de troubier le déuil de La famille du Lieutenant Gouverneur en faisant arriver l’écho de notre douleur jusque dans l'enceinte de sa maison, je dirais que cètte Chambre partage les regrets de sa famille ; je lui dirais : vous avez perdu un époux, un père, et nous, nous avons perdu le primier citoyen de la Province, la ville de Québec, le plus distingué de ses habitants et si je me reportais jusqu'au comté de Montmorency, jajouterais qu'il a perdu le plus illustre de ses enfants.
Le Oui, la douleur de sa propre famille est aussi la douleur de cetteChambre!
Je regrette, M. l’Oratenr que cette tâche difficile et pénible de rendre hommage à l'homme que nous regrettons ue soit pas échue à un autre que moi ; si Je n’ai pas traduit le sentiment de cette Chambre, c’est que lémotion m’empêche d’exprimer tout ce que mon cœur éprouve,
M JOLY.—M, l’Orateur, tout ce que je puis dire, c'est que ce côté-ci de la chambre éprouve les senti.
ments de regret si éloquemment ex.
primés par l’Hon. Procureur-Général.
L'HON. M. BAKER, parlant en anglais, dit qu’il est de son devoir d'exprimer les sentiments de regret qu'éprouve cette chambre et qu'’éprouvera le pays entier à la nouvelle de la mort de notre estimé Lieutenant-Gouvernen:. Le souvenir da celui que nous pleurons aujourd’hui se conservera lougt:mps, entouré de respect.et d'honneur; son nom sera inscrit dans nos annales comme le nom d'un homme qui s'est toujours efforcé avec une énergie patriotique de promouvoir les intérêts de son pays et d’harmoniser les. différents éléments dont notre population se
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compose. Le lieutenant -Gouverneur Caron descend à la tombe, ne laissant aucun devoir inaccompli ; il descend à la tombe chargé d'années et d'honneur; mais il laisse à ceux qui lui survivent le précieux héritage d’un nom sans tache. Dans le cours de sa longue carrière, il a rempli avec distinction plusieurs positions élevées, et sa vie doit nous servir d'exèemple et nous exciter à imiter ses vertus, son énergie el son courage. (Appl.)
L'HON. M. ANGERS.—Prepose ensuite que la Chambre s’ajourne à trois heures demain Il déclare que c’est l’intention du gouvernement de faire ajourner la Chambre de jour en jour à trois heures jus qu’à ce qu’elle soit en état de reprendre ses travaux.
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