À. L LIGHT
Ingénieur; ‘membre de la Société Royale des [Ingénieurs de. Londres.
Après la lecture’ de ces ‘détuments, j'ajoutais : : L
L'avenir de la Province de Québec est intéressé dans les résolutions de chemins de fer que je séumets en ce moment au pay: S.. De sa réussite
D cs Un
dépend le sort de grand nombre de paroisses nouÿelles et l'exploitation de la contrée la plus riche et la plus. ignorée de ‘notre pays.
Voilà ce que je disais l'an dernier; ct depuis je n'ai pas changé
* d'opinion:
| Cette année, un autre apôtre de la colonisation, le curé du C ap Saint- Ignace, viént de m'écrire ce qui suit :
MONSIEUR, . ee
Permettez-moi de vous féliciter de l'initiative que vous avez prise’ pour la"construction d'une vôte ferrée au sud des comtés de Bellechasse, ”
Montmagny, etc., etc, 4 a
Cette construction est le seul moyen n efficace pour coloniser les cantons |
avoisinant le chemin Taché. Bien des efforts ont déjà été faits pour
diriger le trop plein de’nos vieilles paroisses vers ces cantons et jusqu'ici
. le succès n’est pas très florissant. On trouve.les communications trop
difficiles ; et le goût trop pranoncé que nos jeunes gens ont déjà pour.
la république voisine augmente encore la lenteur dans l'exécution de nos plans de colonisatiôn. ‘
Pourtant, inonsieur le député, il ÿ a dans ces cantons place pour plusieurs paroisses et les terres sont excellentes. Pour ne parler de ce que je ne connais, je puis dire que là mission de Sainte-Apolline, dans Patton, promet de devenir une florissante paroisse et que le canton Talon -qui avoisine les lignes offre encore un établissement plus avantageux. Mais... il faut s y rendre; il faut en *sortir de temps en temps, il faut voir devant soi un débouché pour les.produits, il faut donner aux colons les moyens de profiter des bois de toute espèce qu’ils ont sur leurs lots et, n'avoir sous les jeux qu’une mauvaise ‘route de 7 et ro lieues : c'est - une perspective peu encourageante ! De tous côtés, on entend dire :— # Si le chemin de fer passait par là, la colonisätion marcherait rapidement. ? © . , «
* Oui, M. le député, le chemin dé fer, voilà le grand et engin ‘colonisateur.
Que seraient encore les Cantons de l'Est sans le Grand-Tronc ?: Pourquoi : q
tous ces réseaux de chemin de fer qu'on entreprend dans le Nord ?
Dans le but de coloniser et d’ enraciner sur notre sol les.enfants du pays |
qui nous quittent pour l'étranger. II faut aussi aux beaux comtés de la
rivelsud un grand chemin de colonisation. Le gouvernement est trop éclairé pour ne pas comprendre et favoriser cette entreprise patriotique. Ta zône d'habitations est trop retrécie sur cette rive du Sud ; il faut
TT
. les pentes sont généralement douces, le versant ‘des collines uniforme
qu'elle s’étende jusqu’à la frontière des Etats-Unis. Hya plate pour des milliers d'enfants du sol, qui un jour formeront. sà force et sa richesse. Mais pour atteindre: plus vite ce but désiré : -Alôns y en chemin de fer!
-, Le Bien À vous,
| N. Jos. Srrors, Ptre.
À peu près vers le même temps un de nos arpenteurs les plus distingués, M. O’Sullivan, me transmettait de précieux documents à propos de Ja ligne de chemin de fër que tous s les députés de la rive sud voudraient
‘voir construire.
& J'ai l'honneur de vous informer, disait- il qu’en inspectant certains” arpentages dans le district de Moñtmagny, conformément aux instructions de l'honorable Commissaire des terres, j'ai découvert une route qui,
. jen ai la confiance, devra avoir pour résultat d'assurer une immense
amélioration sur toute autre ligne explorée jusqu'à ce jour pour raccorder ‘
le réseau des chemins. de fer du Nouveau-Brunswick à l'Intercolonial,
au Grand-Tronc et au chemin de fer du Pacifique Canadien, à Québec. “ La course de cette route suit à peu prè: Ja ligne droite entre Québec
et Edmunstoà et traverse la ligne de partage des eaux entre le St-Laurent "et la rivière St-Jean, dans une cèdrière unie, à la tête de la rivière Noïre.”
“ Muni de deux baromètres anéroïdes rectifiés et très justes, j'ai fait un examen munitieux de cette ligne depuis Québec jusqu’à un endroit sur la rivière Noire situé à environ deux milles au-delà dé la ligne de partage des eaux plus. haut mentionnée; et je puis dire en toute sûreté que sur ce Parcours on peut localiser un bon tracé, avec des rampes n’excé-
. dant pas 30 à 4o pieds au mille et “de légers travaux de terrassement.
Je crois qu’une exploration soignée aürait pour résultat de démontrer un Maximum de rampes de 30 pieds au mille.
“A partir de l’endroit où j'ai fini mon exploration il ne peut pas y avoir d'obstruction, car l'eaü coule avec un ‘courant uniforme dans la rivière Noire et la rivière St. Jean jusqu'à Edmunston, et généralement en ligne droite sur une distance d'environ quatre-vingt-dix milles. Il n’y a
qu'une chute d'a peu près quinze pieds dans la rivière Noire et il n’y en
à pas du tout dans la riviêre St. Jean. Une paire de chevaux peut remorquer un bac chargé de cent barils de farine à partir d'Edmunston. et en remontant la rivière St. Jean jusqu'au confluent de la rivière
© Daaquam, distance de plus de cent milles. ‘
“ La nature du pays est favoräble à la construction de chemin! de fer, ‘
“etilya peu, 5 “il yena, d'affleurements de roc solide : par conséquent, on ‘ peut trouver sur ce parcour \des rampes faciles, n’exigeant que de légers F + tfavaux de terrassement. \ - .
CS D’'Edmunston à St. Jean, comme la ligne: suit. la rivière: SE un + parcours de.233 milles qui ne présente qu'environ 500 pieds’ déhERRe ri on pourrait améliorer à-volonté les rampes.trop raides qui peuvent se.
— rencontrer sur le chemin de fer actuellement ‘en exploitation, de sorte
qu'on pour établir un chemin de fer de première classe pour le trans ‘ . 4.
-port du fret” ‘sur toute la distance comprise entre Québec et St Jean. - n
“ Par cette “ligne, la distance de Québec à Edmunston n’excéderajpas 155 milles, ou de 40 à 5o milles de moins que par la voie de l'interco:
: Jonial et de d’embranchement de. Ja Rivière du Loup à Edmunston, et tes rampes peuvent être réduites à moins de la moitié de ce qu ’elles seront Sur cet embranchement. .
‘ Cette ligne rendrait accessible et ouvrirait une vaste étendue de ter. . rains cultivables et bien boisés qui se trouvent dans les comtés de Belle- - ‘chasse, Montmagny, V'Islet et Kamouraska, et en touchant à la rivière | St-Jean à son confluent avec la rivière St-François, amenerait aux marchés canadiens ‘et au port de Québec les riches produits forestiers d’en-,
. .viron trois milles milles carrés du territoire des Etats-Unis, égouté par Ja rivière St-Jean et son tributaire la rivière Allaguash.” | E
“ En.construisant la ligne de raccordement de Ste-T' hérèse, la Uistance
. « d'Ottawa à St-Jean, par le chemin de fer du Pacifique, par la ligne en ” question et par les chemins de fer actuels du Nouveau-Brunswick, serait d'environ 642 milles ; ce qui n'excède que d’une quarantaine de milles la longueur des lignes les plus courtes exploitées jusqu’à ce jour, en même temps que la supériorité des rampes et de l'alignement cémpenserait, et
de beaucoup, cette augméntation de distance. | *
‘“ Au point de vue du prolongement dé la ligne artère du Canada Vers Pest jusqu’à Lonisbourg, cette ligne, avec les 40 milles du chemin de fer ” du Nouveau-Brunswick, entre Edmunston et le: Grand-Saut, et de ce . point par une ligne directe jusqu’à. Moncton, formerait une distance, d'Ottawa à Moncton et à tous les points de la Nouvelle-Ecosse, de l'ile du Prince-Edouard et du Cap.Breton, de 50 à 75 milles plus courte que | n'importe quelle autre ligne praticablé explorée jusqu'à ce jour.
“ Durant la dernière session du parlement fédéral, on a représenté h. contrée située entre. le Grand-Saut et. Moncton, comme impraticable pour la construction.d’un chemin de fer. (Voir Débafs, 10 juillet 1885). Les derniers rapports € et les meilleurs que nous-ayons sur cette “contrée,
- INCOTPOTÉS dans le rapport de M. Sanford Fleming sur les éxplorätions . | du'tracé de. Y'intercolonial, prouvent le contraire. On'a constaté: que cette contrée est toute praticable, à l'exception de quelques milles äüx sources des rivières Miramichi et Tobique, et même à, M. Fleming dit'que “ il y à raison d'espérer qu'une exploration soignée aurait pour ‘ résultat de démontrer qu'on peut trouver là un tracé praticable aussi bièn ‘gwailleurs” (Voir le-rapport de M. F leming, pages 30, 32,58, 62, 63, 64, 69, 79, 75 76, r42 et 143.) e # Je crois réellement que cette ligne directe de Québec à Edmunston - peut devenir un chaînon importänt de la ligne artère du-Canada. J'ai étudié la question, j'ai pris quelques notes sur tout ce sujet, j'ai préparé quelques tableaux des distances, etc., qu® je serai heureux ‘de vous transmettre, si vous le désirez. 7:
“Cette ligne” possède des avantages particuliers qui n’ont besoin - que d'être exposés pour assurer sa construction, même comme chemin commercial où comme chemin de colonisation. -
“Le sel est riche et cultivable le long de toute laligne. À un mille ct demi de ce sommet et à une hauteur de deux ou trois cents pieds æi-dessus du sommet de cette‘ligne, sur la ligne de partage des eaux qui .
| vont au Saint-Laurent et à là baie de F undy, on-a fait l'automne dernier de magnifiques récoltes de blé, d'avoine, d'orge, ‘dé pommes de terre, etc. ‘ Il est donc inutile de dire que si ce chemin de fer était construit, les terres qui. sont maintenant inoccupées. et quise vendent 30 centins l'acre seraient bientôt prises avec plaisir à cinq et même à dix fois ce prix, et qu'une chaîne non-interrompue d'établissements s'éten-, ” drait ën peü-de temps de Québec à Edmunston. |
. # Comme de raison, cette ligne traverserait un coin du territoire des
Etats-Unis ; mais comme nous avons le précédent du parlement votant
des millions de piastres pour construire deux cents milles de chemin de
fer à travers les Etats-Unis, construction qui aura pour résultat inévitable de diriger la masse du trafic eanadien vers les ports américains, il ne
peut pas y avoir d'objection à traverser cètte pointe de l'Etat du Maïne
qui se prolonge au défà de la rivière Saint-Jean. Ce ne serait tout sim-
plement que reprendre céquinous appartient, car ce territoire nous appar-
tenait autrefois. Il reviendrait pratiquement notre propriété, car il se. peuplérait indubitablement en peu de temps de Canadiens qui n ’autaient
pour leurs produits d'autre débouché que nos marchés, Si l'on fait
passer l'embranchement de la Rivière-du-Loup par la vallée de la rivière
Saint François. s. qui est son tracé naturel, cela donnerait, au besoin, une :
. voie passant-sans intérruption par-le territoire canadien, mais augmen-
terait la distance de Québec à Edmunston. de soixante ou soixante et dix milles, comparativemeni à la ligne droite:
“ Avec ce chemin de. fer passant par la rivière Noire et un pont à Québec, la vallée de la rivière Saint- Jean deviendrait bientôt pour le commerce.de Québec un séjour d'alimentation (. back country ) non moins important que celle du lac Saint Jean, . pour laquelle cette ville a fait
-de si grands sacrifices.
4 Quant au pont sur le Sairit Laurent à Québec, quelques-uns entre-
- tiennent la curieuse idée qu'il ne ferait que nuire au commerce ‘de notre
‘port en entraînant tout à Halifax.
4 Age
# Québec est éloigné d'Halifax d'environ 678 milles. parie chbmin de fer Intercolonial et d'environ 530 milles par la voie la plus. courte: Dos-
sible. rt. - . —— -
Québec est éloigné de Liverpool de 2,900 milles. . Halifax est éloigné de Liverpool de 2,855 milles. Différence en faveur d'Halifax seulement 45 milles.
Mais le trajét soumis est plus court à partir de Québec de sorte qu ’ont peut dire que Québec et Halifax sont à la même e distance de
xs
. Liverpool.
# # Ceci étant le cas, l'idée que Québec peut éprouver du tort de la part
‘ d'Halifax ou de tout autre port des provinces maritimes, tant .que son
port est ouvert à la navigation, équivaut à dire que l’on peut ‘transporter
” pour rien, sur ur parcours de cinq ou six cents milles de chemuñ de
fer, les marchandises et les voyageurs. i “ J'ai remarqué dans les journaux de Québec quelqües écrits avocassant l'établissement d'un service de bateaux passeurs pour les convois
. de.chemins de fer. Je considère l'établisement de ce service comme un
gaspillage d'argent et même comme quelque chose de pire ; carsi nous perdons notre temps à causer sur cet arrangement insuffisant, le-pont de
Lachine ouvrira au commerce un chenal si profond le conduisant aux
ports des Etats-Unis, qu'il faudra des efforts surhumains pour Ven faire
sortir, , + “Sans un pont à Québec, le réseau des chemins de fer du Canada est incomplet Le chemin de fer Canadien du Pacifique ést' forcé de se
trouver un terminus d’hiver dans les ports américains, et la distance de
. Lachine au littoral des Etats-Unis est comparativement si courte; que si
le terminus d’hiver est là, le terminus d’été ÿ sera aussi-et les ports de l'est du Canada resteront déserts. UC Se
- ol 20
“Ti y a des millions et des millions d’acres de bonnes terres cultivables, ”-bien boisées et bien égouttées dans la partie orientale dela province de . Québec. ainsi que dans le nord et le centre du Nouveau- Brunswick qui ne sont pas habitées et n’ont pas de chemin.
© # L'etendue de terrains cultivables. qui serait traversée par cette ligne. entre le Grand Sault et Moncton, terrains qui ne sont pas ‘colonisés à . ‘raison du manque de voies de communication par terre Où par eau, est immeüse. ‘
“ Cette ligne passerait aussi à 15 ou 29 milles des vastes houillières du Gramd Lac, où l’on a déjà localisé un bon tracé de chemin de fer.
“ Le grand avantage. de cette ligne, c’est que sur tout son parcours d'Ottawa à St, Jeañ, il n’y a qu’une seule ligne terminée; au lieu qu'i y en a cinq ou six sur la ligne de Sherbrooke et Mattawankisg.
“La province de Québec et le Nouveau-Brunswick ont fourni leur bonne part des cent millions et plus dépensés pour explorer, tracer et construire des chemins de fer dans Ontario, Manitoba, Assiniboia, Alberta et la Colombie Anglaise. Pourquoi ces deux provinces ne pourraient-elles pas obtenir le vingtième d'un million pour faire explorer leur propre territoire ? Ën 1884 85, on a dépensé environ $57,000 en explorations de la ligne directe, mais cette somme a été presque toute dépensée dans l'Etat du Maine.
“ Le gouvernement fédéral devrait faire explorer cette ligne : il devrait la faire explorer ‘maintenant. IL intérêt que comporte cette ligne, les avantages qui en découleront sont communs à Québec et à ‘toütes les provinces maritimes, et si le gouvémement fédéral ne peut pas faire faire .
- . l'exploration de cette ligne maintenant; les gouvernements provinciaux ” devraient intervenir et fäire faire de suite ces explorations à leurs frais.
. Dans tous les. cas, la province de Québec devrait faire explorer la partie
& comprise entre Québec.et Edmünston..
‘Nous, avons nominalement le terminus d'été du chemin de fer ” *. Canadien du Pacifique à "Québec ; mais pour l'avoir réellement et. pratiquement il nous faut avoir un moyén de communication directe, par chemin de fer, avec la rive sud. - “*
“ La construction de ce chemin de ‘fer de Québec à Edmynston, 4
déterminerait la construction du pont, en un mot ferait TEvIvre Je nu ‘commerce et la prospérité de Québec.” CEUA Ainsi s'exprime M. O’Sullivan. . . Fm,
Voilà des lettres, des documents précieux, des rapports que je collige depuis des années sur uné question vitale pour les comtés du Sud, ‘..
l’Assemblée Législative. La - Ut
Voilà M./ Orateur, les faisonsquimé fontfairéles deux. mütionsqui sont
- devant la Chambre. J'espère que l’Assemblée Législative va se ‘rendre .aux désirs des comtés de Bellechasse, de Dorchester, de Montmagny, de .
. spécial éhargé de s’enquérir de la possibilité de la construction d’une voie
ferrée qui permettrait aux colons de fonder nombre de. paroisses‘ nou-
* documents'que j je voudrais soumettrè- à uñe commission : nommée par ,
Vislet, de Kamouraska et qu'elle permettra Ja’ formation: d'un comité -
velles. au lieu d'aller chercher à l'étranger le pain .quotidien, : toujours chèrement gagné, et le plus souvent ne rencontrer dans l'expatriation que - :
. la’ misère et l'abandon. ". ;
D'ailleurs le discours du trone ne renferme t-il pas le paragraphe suivant ? .
“ Un projet de i6i vous sera à présenté pour permettre 3 au gouverne “ ment de faciliter la ‘construction plus prompte de certaines voies “i ferrées destinées à donner une grande impulsion à la colonisation, à “ “ l'agriculture et au commerce dans les régions qu’elles devront parcou-
‘rir, et cela sans augmenter. les responsabilités ou obligations de la -“ Province.
J'espère que ce projet de loi va s’ genes à BellechaÉse; à à Dorchester,
à Montmagny, à l'Tslet et à Kamour: . :
Il est de la plus haute importance pour Québec, Lévis et les comtés
du sud du Saint Laurent que les belles terres qui s 'étendent en arrière ‘de Bellechasse, Dorchéster, Montmagny et l'Islet soient ‘ouvertes: à la
Le
mentionnés dans l'avis de motion. II pourrait aussi se mettre en relation |
colonisation. Or, le seul moy en d’y parvenir c’est de construire up chemin de fer. ° J
‘Lecomitéaurasans doute examinerles travaux de MM. Light Sullivan,
Casgrain et autres ingénieurs et arpenteurs qui ont étudié les différents tracés des voies ferrées qui pourraient être construites dans- Îes comtés
‘avec les vaillants et saints prêtres qui ont exploré ces régions er quisoht
prêts à: y fonder de nouvelles paroisses. Or, les curés d’Armagh, de St. Magioire, de Buckland. de St. Lazare, de St: Nérée, de St. Philémon,
de St. Damien, de St. Gervais, de St. Raphaël, de Bellechasse, ceux.
-des autres comtés corroboreront cet avancé devant la délégation de
‘l'Assemblée Législative. ——
Le public suivra ævec intérêt les travaux de‘ ce comité ‘spécial,
ou celui de toute autre commission que pourra désigner la Chambre
avec instruction de mener à bonne fin ces études d'é iconorie politique,
__ vrir des-relations, de se créer un commerce qui-ne sers
2 Lux LA “ " -
‘pratique, si'utiles au développement du béxu pays que nous ont légué nos ancêtres. Applaudissements) . . -
M. BERNATCHEZ—député de Montmagny, parle dans le même sens. Ii dit que la question s'impose. ‘ Il est vrai que certaines parties de ce pays sont rocailleuses mais-il y existe nombre de vallées fertiles Il cite
- entre autres endroiïts le canton d’Ashburton- Hya dans la région où
Von demande Ja construction d’un chemin de-fer, place pour de nom-
‘breuses paroisses. De plus on y trouve une quantité énorme de bois de
commerce. . « =
M. MarCOYTE —député de | P'Islet. Je suis heureux de :seconder les
efforts du député de Bellechasse dans cette circonstance, car tout ce qui est dans l'intérêt des comtés Sud en bas de’ Québéc, m'intéresse comme représentant" le comté de l'Islet. Il y a deux ou trois äns, M. lorateur, frsque ” je pris la parole pour faire connaître à cette chambre-les avantages de la colonisation du sud, j'attirai Vattention des . hommes d'affaires sur la possibilité d’un chemin de fer dans cette partie
du pays: je soumis à cette chambre des renseighernents fournis par le‘:
Révd.'M. Pelletier, curé de Ste-Germaine et aussi un tracé incomplet, si vous le voulez, mais fort intéressant, d’un M. Hunter, Chasseur du ‘ canton Arago. :
Aujourd’hui je suis heureux de constater que cette idée prend de la
consistange et que cette chambré est prête À favoriser un projet de chemin de fer à travers ces régions’ négligées jusqu’à présent. À Dans les remarques que je fis alors je conseillais à ja ligne du chemin \**de Fraserville de vouloir bien diriger ses efforts vers le but analysé dans cette adresse. , 8 .
- T1 me semble, M. Vorateur, que si cette compagnie comprenait nos | véritable intérêt, il serait plus naturel, plus avantageux pour
paf d'autres compagnies. , Si Ja compagnie persiste à se rendre à Fraserville, qu'arriverat-il? - . '
“Fraserville n’est pas un port de mer. Le trafic n'est pas assez . considé-
-‘rable pour ‘alimenter ce chemin de fer ; alors, il faudra nécessairement
avoir recours à l’Intercolonial pour diriger ce commerce vers un: port de “mer quelconque. Mais si la compagnie traverse d’Edmunston à travers
la fertile région. du chemin Taché et vient rejoindre le Québec: Central .
- à St- François ge. la Beauce ir à jin. autre point quelconque de ce che- * min de ‘fer, lors elle n'aura pas à craindre la concurrence, et elle ouvrira
une vaste région où lon.verra surgir de nombreuses paroisses comme
ee
celles. crées dans les bois francs par le passage du Grand- Tronc. Ensuite. M. l’orateur, cette embranchement de.chémin (de. -fer est un. ann£çau-. indispensable à ce vaste réseau de ces chemins de fer que. prévoyaient da ‘avance les créateurs du Pacifique. . Le : Je parlals il y a un instant de la fertilité du sol de la région du chemin Taché, Pour vous en donner une idée je vous dirai que moi-même: sur une terre qué j'y possède, à une première semence j'ai récolté trentetrois minots dé seigle de la . semence d’un peu plus d'un minot, et de k semence d'environ quatre minots de ‘blé j'en ai- récolté cinquante-six. “Vous voyéz par là que ces terres ne cèdent enjrien aux terres de n’im-, porte quelle autre partie du pays. J'aime à faire remarquer à cette . Chambre que le rapport cité par l'honorable député de Bellechasse ren ferme quelques erreurs à propos des paroisses s’élevant: -dans les environs, du chemin Taché.
D'abord il ne mentionne pas la paroissé de Ste-Perpétue qui est assez ancienne et les paroisses de St-Marcel et de Ste-Appoline. Ces. deux. dernières ne sont qu'à leur début mais je. suis certain que.ces paroisses. avec de l'encouragement pour les. communications seront bientôt au
niveau des autres paroisses échelonnées le long, du chemin Taché. | - J'espère, M. l’orateur, que le gouvernement .nese.contentera.pas, de . ‘ bonnes paroles en faveur.de cette.cntreprise, mais qu’il prendra Finitia tive pour mener ce projet à bonne fin. (Applaudissements.) an
L’honorable M. FLyNN—depuié de Gaspé et solliciteur-général, dit que le député de Bellechasse a déjà donné nombre de renseignements. pré. cieux: à Ja Chambre touchant les comtés du’ sud, comtés: “qui vu: leur, richesse, méritent certainement l'attention: du pays.
Â'mentionne aussi un rapport très complet préparé par M. Parpénteur OSuilivan.
* Ii regrette que la question se. présente dan dés circonstances tellés
- que le gouvernement ne peut répondre d’une manière définitive. "Le. fait'est qu’il croit la chose un peu prématurée. Du reste il faudrä, avant o que le gouvernement puisse accorder des. subsides en terres ou aytre-
: ment, qu une compagnie soit incorporée, compagnie qui devra donné .
* au gouvernement tous les renseignements désirables. Dans tous Jés'ca$ la chambre doit être reconnaissante à, M. Faucher. de Saint-Mayriré d’avoir. attirer l'attention du gouvernement sur cette importante question.
Il espère que le député « de Bellechasse. n'insistéra «pas sur Vadopti on, de | sa demande, touchant la nornination d’ün comité spécial. Vu ‘que da |