‹ Assemblée nationale comiqueChapitre 36 sur 114 · I. A coNs 1 1 ri.VN I !.. — o si:i>ii;Miîui;. v.w · texte numérisé non relu

I. A coNs 1 1 ri.VN I !.. — o si:i>ii;Miîui;. v.w

iiM^iu^siblc qu'elle résislàt plus Joiigt(!iii|)s aux liraijlcuiculï^ (l\'sUiiiiac (ju'cMilail rélo(|U(Mice à l'absiullio do M. Léon l'auclier. l ne lioiire a sonne; aussilùl tout le monde s'esl levi- : c'est en vain ([ue le président MarrasI a l'ait des elTorls pour continuer la classe. On lui a dit que l'instant de la récréation était venu et qu'il n'avait pas le droit de retenir les élèves ; comme il s'ohsiinail à les empèclier de sortir, nn grand qu'on trouve lonjours à la tè((; des révoltés, le citoyen Flocon, a jeté son clia- |»eau en l'air et s'est mis à danser dans la chaire : plusieurs petits représentants, excités jiar cet exemj)ie, ont commencé à jouer aux hilles, et alors, ma foi, tons les antres se sontsanvés dans la cour. Vovanl cela, le président .Marrast s'est couvert, et a déclaré avec sa grosse voix qu'il n'y aurait ))lus qu'une seule classe par jour, an lieu de deux, mais qu'on entrerait à Télinle à midi, qu'on ne s'en irait (jn'à six heures, et qu'on donnerait à la Constilnlion qualn- jours de la semaine. — Ce garnemeni de Flocon n'a-t-il pas en le lonpel de dire que c'était là ce qu'il avait demandé jeudi dernier 1 — Si (iros-.lean en remontre à s(jn curé, oi'i allons-nons".'

."> scptcmlirc.

Le préair.bule de la CoTir.ututior.,

Nous sommes hiiMi ici ; plaufoiis-y Irois tentes , une pour l'ierre Leroux, une pour (^oquerel et l.i troisième pour les passants, cai' il est pr(dial)le (pie nous resterons pendant bien des discours, en cet endroil. que les pidiliqnes sérieux appellent poétiqnenu-nl , dans leurs /)((//(/.'!, le VESTiiiii.K de la Conslitudon.

(Test, ma foi. Iiien une maison a six étages que ce vestibnh;, — imn compris la cave et \c grenier. On y logerait en garni l'éloquence de l'Assemblée tout entière. L'aubergi; n''est pas trop graiule d'ailleurs, car, depuis hier, des orateurs sur lesquels on ne comptait pas aj)porlenl leuis sacs de nuit. On enh'iul de toutes paris ces représeiilanis claquer de la langue pour essayer s'ils ont la bouche facile, l.i salive suffisante et la mâchoire moulée. IJeauc'oup (|u"on croyait muel^. SI' disposent à prouver qu'ils ne sont (|ue sourds. Il est inconteslabhqu'une innombrable (juantilé d'hommes élo(|ueul; d<' la province se ri'servaienl pour celle occasion sfdenuelle. .lus(|u'ii présent ils n'avaiiml pu parlei-, élaiil trop consciencieux pour jamais imprtniser. mais des I iii-lanl (|u'il -'auil ih' la Conslilulicui , c'est dilléreul ; pas nu d'eux qui ne |iii-Mde MU ^M» (allier dniil Inul MUi deparleuieiil a coniiai>-

ir,

Page 1