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d'opéror l't de léiiioigiitM- leur joie a h'urs hiiMilailoiirs. jo mo suis iiiinicflialemoiit iclirr par discrélioii. — (l'élail la placo do Scliylock. et non la niiomir.
Proportion Lieohteir.berg sur la levéa do 1 eut de cieée. — Discours ds Ledru-Rolim et du général Cavaignao. — MainUer. de l'éiat de fiég?. — Victor Hugo.
M. Lrdrii-Holliii et le ^éiieial (lavaigiiac s"e\j)riiiiaii'iit avec rhaleiir; rAssembléc paraissait les ('■(■(Hiler avec un mI' iiilerèl; mais cela ne nous tonrhait ifuère : nou> saxinns (|iie \ icinr lln;i;ii devait laire nn discours. Or, un discours de Victor llii;;(i c'est Wh-rncinoit de la séance, ou bien il n'v a plus d'événeinenl.
— .Mon voisin, dis-jc à un particulier (|ui était tout oreilles, coinnionl se fail-il que les autres ne se laiseut pas i|uaiid ils savent que \ icior Hugo a demandé la parole?
— I.aissez-moi lian(|nille ! Ml ce miseiahle classi(|ui', vous m'empècliez (ienlendre.
— l'ort bien, répliquai-jc avec une amere ironie; monsieur es! sans doute un ami de Holle. le l'euilletonisle'.'
— Porc aux rlioux ! porc aux choux !
— On le man;.i(M"»-saus vous, eiileiule/,-\ous. clair de lune ; entendezvous, reflet 1
Mon voisin ne soul'lla mol; eu le regardant mieux, je reconnus qn il appartenait au Cnnsltlitliontirt. Sourd et muet, va !
t'ependanl je sfuiffrais bien, .l'avais devant moi Nictmllugo. (|ui éprouvai! des lorluies de poêle, bien (|u"il affectât exli'iieurement le calme de la dixinili'. Par s(ui (pil seul il dconplait rAs-^emblé'e. eu atleudaul le moment de la subjuguer avec des autilliises. De temps a autre, il croisait ses bras sur sa poitrine comuu' lliiy-Ulas, ou bien il relevait le> longues niècbes plates (|ui lui l(uubai(<iit sur le visage. (Télail un spectacle imposaul et plein d (■useigucnicnt ! Le volcan îunel sur sou banc . et les lumeioiis a la Inbiiiie ! Nacqiuiie. qui s'était déguisé eu piMupier du I.') mai pour as--isler dr plii< pirs a la sideiiniie. [)leurail (le rage ibiiis siui ca-i(|ui'.
Ni'-anmoins. i.ediii-llollin osait continuer son umrceau ; n<uis 1 aurir)ns peul-èlre trouvé éloquent, s'il avait eu la (b-ceiu-e de se (aiie dans ce joui' roiisaeré- à VirUu Hu;;ip — V a-l-il driix <o|ciU au lirinamiMil ? (|ue \("i taupes réqi(uidenl.
ISN 1. ASSi: .Mlîl.l-.l', NAiKl.NA l.h; COMUH'i;.
A la rii;iii'iir, dii |u'rmel au j^ùm'i-al (lavaignac de parler dcvaiil Victor llii'^o, — vu (|iiali[c' (le inililaiie sculemeiit. Cavaignac est l'épcc, niif;o oj!| le liras. Ce (|tron ne supposerait pas, c'est ([ii'après l'inconvenance qu'avait eue Lediii-Rollin de garder si longtemps la parole, c'est qu'après la réponse du général Cavaignac des orateurs se soient permis de se jeter entre Victor Hugo cl la trilnine. — Kh liien ! oui, nous le disons pour qu(> la postérité le saciu\ il s'est trouvé deux êtres, deux vei'S de ferre, qui ont dérobé à Victor Hugo son tour, sous le prétexte qu'ils étaient inscrits avant lui ; ce sont les citovcns Chevreau et Tève de Marais I
A ce nionienl, l'atlilude du poêle était foudroyante; il avait quitté sou liane pour s'établir en faction au pied du bureau ; de là il glaçait d'effroi le président I\Ian-ast, (]ui n'était séparé de lui que pur nue muraille de jdanches et nue rangée de secrétaires.
Nous ne nous abaisserons point à décrire l'éloquence des orateurs (-hevrcau et Fève de Marais , car nous nous plaisons à croire qu'ils ont la conscience de leur infériorité; mais nous dirons d'eux ce que l'Auvergnat disait du soulier qu'il avait trouvé dans sa soupe ; ce n'est point tant parce que leurs discours sont mauvais que nous les leur reprochons, que parce qu'ils tiennent de la place.
^icl(u• Hugo est enfin apparu. — Aussitôt la jalousie de l'Assem-
idée de se manifester avec wnr incouvetiaiicr dont nn n'a id(''(^ qu
l.A CO.NS II rt A> I K. — i SKl'l KMIîUi:. IS'.>
si l'on a assislù aux représenlalions iï lleniaiti. Croirail-oii (ni'il a clé impossible au poêle, peiidaiil plus d'uiie denii-lieure, de l'aire enlendre un mol. — Assez! la ciôlure ! allons donc ! la clôluie ! — On Irenihlait (|ue la salle ne croulât. Quant à lui, il avait conscr\é la lerinelé héroïque d'un lioniuie qui a lait représonler les liiirgraves, et qui est trop sur de Vacquerie pour redouter les ennemis politiques. — Puis au moment où la eabale devenait aussi féroce que celle de la Porte Saint- .Marlin dans les jours oîi feu Harel avait rimprudence de laisser des payants siutroduire : — Vous demandez la elàtuie? s'est- il écrié, c'est sur la clôture que je vais parler!
A ces mots, le gros Antony Tliourcl, qui est un poêle, s'est levé aveitransport en vociférant : Parlez, Tragaldahas ! parlez, porc aux choux ! Tragaldabas ! Ainsi encouragé par un véritable admirateur, Victor Hugo n'a jioint tardé à faire rentrer sous terre tonte l'Assemblée. — Je sais pourquoi l'on suspend les journaux, a-l-il dit^ c'est pour les empêcher do parler de moi. On ne tolère que ceux de M. Ponsard , — injustice que l'état de siège ne saurait autoriser. J'aece|)le l'état de siège, mais ce n'est point une raison |)Our(|neje saciilie Tragaldabas ! Oui, général, je vous accorde la diclalure. mais je réclame la liberté de Tragaldabas. — Sans Tragaldabas, il est impossible de voter sérieusement la Constitution; Tragaldabas est-il coupable, livrez-le au jury, mais ne le suspendez pas !
Après cela, il n y avait plus (|u'a voter. L'Assemblée sest prononcée pour le maintien de l'elal de siège; — en réservant tonlefois la question de liberté de presse, défendue par Victor Hugo beaucoup |)lus sèrieustMuent (|ue ce récit ne le laisse croire.
l si-pU'inhn-.
Bc'jb'iO réîncc. — M. de Palloux. — P.éponrc du général Cavaijnac.
Ners la lin lic la semaine passi'c, des hdmmcs r(d(nsli's èlaieni mkiuIcs a la tribiinr pnui- s'écrier : «Tu durs, lîrulus! (jovez-vons donc, /îai'f/iiaH/.s , (|n'a\c(; une séance par jour nous er) (inirons jamais? Ou |)arle d'abolir le décret sur 1rs heures de Itavail, cl nous aulrcs nous commençons noln? besogne lapres-midi! nous ne faisons ([uedcsdemijourné(!s! Citoyens, il y a ici des peisonru's qui n'ont jamais l<! Iem|)s de réciter leurs discours; c'est nu \n\ fait à la patrie, .le propose detiv séances par jour à coMipler lie hindi.» -:— Celle lionoialde niauiieslaliou
\>M) I.ASSKMlil.KK N.MIONALI. CO M I gl. K.
lui accueiHic |);ir un liMUspoit uiiaininc. Aujourd'liiii nièiiiu' \.\sscmbliM' ^ fsl iL'uiiiL' liés la pointi' du jour, — à l'iieiire uii les maçons vont dîner, — l\ onze heures sonuanl.
A la vérilé, ou voyait l)ien qne les représentants venaient de se lever; leur altiliule était celle de gens réceintnent arrachés aux brus de Mor- |)hée : la plupart encore dans le pins simple appareil... oratoire, la cravate de travers, les yeux gros et la phrase traînante. La moitié dormaient debout; les antres se tenaient éveillés en s enfonçant des épingles dans les cuisses; ([uant à ceux (jni prenaient la parole, ils ressemblaient à des somnambules.
llieu ne saurait donner une juste idée de l'aspect de celte réunion d'homiues politi(|ucs sortis du lit de ti'0[) grand matin, par dévouement pour la patrie. Ajoutons qu'ils n'avaient point déjeuné, et que l'appétit se joignait au sommeil pour les mettre dans la |)lns intolérable position du monde sur des banquettes (|ui ne sont point rembourrées et qui n'ont presque point de dossier. C'est a\ec cette disposition d'esprit (jne l'on a entamé la discussion. Klle aurait été pleine d'intéiét si , au milieu de chaque phrase un |)eu longue, les orateurs n'étaient pas tombés involontairement le nez sur le rebord de la tribune. Heureusement quelques-uns ont tenu bon à l'aide de prises de tabac réitérées et en se mouillant le bout des doigts dans le verre d'eau sucrée, qui semblait n'avoir été placé là que comme une raillerie amère [)oiir les citoyens orateurs qui n'avaient j)as cnct)r(; pris leur chocolat.
11 y avait cependant dans l'Assembler' un personnage bien éveillé ; c'était le citoyen Falloux. Uien d'étonnant à ce que le citoyen Fallonx. avec sa tournure de garde-chasse, possède sa vivacité dés le point du jour; il ne lui man(|ue qu'une carnassière. J'ai cru qne le citoyen ("'alloux prenait la parole pour porter un toast à saint Hubert. I.e citoyen Falloux a dû tuer bien des renards dans sa vit'. Voyez d'ici les chats-huants cloués à la porte de son castel et les bois de cerf dix cors qui ornent sa salle à manger ! C'est d'ailleurs un chasseur de bon ton (]ue le citoven marquis de Falloux; il parle à courre, et, palsambleu! c'est avec des discours Lel'aulcheux qu'il tire sur le gouvernement. — Ma petite paole d'honneur panachée! dites donc , m'sieu 1' général , s'est écrié mon parlait gentilhomme , est-ce que vous voudriez être assez aimable pour m' dire si c'est à moi que vous en aviez Tant e soir, en parlant d' mes amis les légitimistes qui conspirent? — Cher monsieur de F'alloux, a répondu le général (laxaignac , allez donc vite là-bas — vous maucjuez vos perdreaux.'
Apri'S cc't incident , l'Assemblcc ,i repris sa gravité ; mais il rt.iil
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