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6 septembre.
d:?'j33ion du préambule. — Pierre Leroux lit son disioiirs nu.L pitlitiqups. — Improvisation de Lamartine.
Si ce 1)011 |>ierie Leroux s'iinugine qu'on lui permettra de venir étaler toute sa hibliotliéqne sur le bureau, il se trompe. M. Grandin n'est pas hnmnii' à le supporter, et dès le commenecment de la séance il a jeté
.1 lias les iiouquins du philosoiilie, en lui disant : — .Mon hravc, alle/- \ous-en porter votre évcntairc sur les parapets des quais.
Pierre Leroux se disposait à une résistance terrible ; il avait déjà prépar<* onze citations, feuilleté trois in-folios et mis en ordre toute une ' iiljcction de ses œuvres remplies darj^nments pércmploires ; enlin il jiirnait son flan pourcMitamer la controverse quand ^L (irandin a eu la nialborinêteli' de lui arracber ses livics des mains et de lui faire des co(;oles sous le nez avec les paj^cs les plus intéressantes.
(..e (|ui nous jdail de M. (îraudin, c'est (|ue cet orateur coriace, •gracieux criuinu' un clou, presqu(; sauvage , met ton! de suite les pieds dans le |dal avec l'aflabilité d'un bomnu; qui a toutes les peines rin inonde à percevoir ses loyers depuis la révolution. Laissez-le faire, il assommera ses portiers, qu'il traite de — Pierre Leroux — cbaque lois qu'il leur trouve les mains vides. Avec l'éloquence de M. (irandin, il v a loujnur.~ des coups de liàton a recevoir, uinis on jieut aussi altra-