I.\ (.ONSTIHAM K. — 1-2 MAI
|iin, l'un (le nos spirituels do la veille, (|iie lu l{c|)iii)li(j(io ail une l'orlc Coiislilulion pour cii récliappcr ; — et ([n'ollo ait cent Ibis raison, a ré
pliqué assez légèrement iM. (Klilon Barrot , ponr ne point perdre sa cause, puisqu'elle a tant (Pavocals cliargés de la (lélendre! — Ledrn- Kollin, Marie, Crémieux et Bellrmont! quatre à la t'ois! — La médecine et Je barreau ne se plaindront pas ; ils se sont fait la part belle.
Un avis : n'oubliez pas, citoyen Ducoux, qui avez une grosse voix. dont vous ])0uvez être tenté d'abuser, citoyen que je suppose inspiré par les meilleur? sentiments, n'oubliez pas, vous et tous les républicains iVéloqumce dont celte Assemblée rourmille, (jue la tribune est, comme l'enfer, pavée de bonnes intentions.
Nomination dans les bureaux. — Projets divers. — Dpf-?nne nnx ppt,'.lionnf;irPs d'entrer.
L'.\ssemblee, a ce (|n il parait, a été lerrilde dans >es bureaux. H s'agissait de nommer la (■(immissi(m du travail. Sur te terrain plus vaj;uc que neutre, économistes et socialistes mil croisé le discours, il y a eu des Ilots de pbrases répandus. Kniin la commission est nommée! Travailleurs, réjouissez-vous! On nous dit (|ue le prc'sidcnl de la commission est un libre-écbangisle ; i! a tait partie de cette fameuse dépulalion d'économistes, (jui vint, il v a quelijue temps, [deurer a chaudes larmes devant le griuveinement |)ro\isoii-e, poilani dans ses mains le."; l'ragmr-nis de la chaire du frère Michel ('bexalii i
-2H i; ASSEMin.KK NATIONM.K (.O.MlQli;.
Anjouicrinii, l'économie ])olitiqne se relève dans la personne de di^iiiiit apôlres ponr le moment enfouis dans un des bureaux de l'Assemblée iialionalc, leur front enfoncé dans leurs mains, leurs lunettes audessus du front, la perruque hérissée, la cervelle en feu, cherchant dans Ricardo, dans Malthus, dans toute la librairie économique de Guillaumin, les moyens de sustenter la population ouvrière sans qu'il en coûte rien à personne, — à l'aide d'un excellent bouillon extrait des anciens boutons de guêtre, parle procédé Larissole (sans garantie du gouvernement .
M. Beaumout de la Somme avait un antre système plus simple encore, et infaillible, disait-il; le système du sucre de betteraves! faisons Ions du sucre de betteraves! hors de là point d'avenir pour les classes pauvres! Quel dommage que l'on ne se soit pas rallie à ce système-là! Le sixième bureau, — celui de M. Beaumout (de la Somme:, — en avait été pourtant enthousiasmé.
Je voudrais savoir maintenant en quels termes il est possible de raconter à la postérité les travaux (pie la Constituante a accomplis aujourd'hui. Cent motions, cent projiositions ; projets, contre-projets, et cent orateurs à la fois ! Le pouls de l'Assemblée bat plus de soixante interruptions à la minute ; elle va avoir un coup de sang; docteur Bûchez saignez-la! Heureusement une hémorrhagie nasale la soulage. Il est décidé que la commission de Constitution se composera de dix-huit membres. Sachez cela, nos descendants! — C'est le 12 mai \H\H qu'on a pris celte grande résolution :
LiNEAL, BtZOlN, FaLI.OI X,
LlIF.RBETTi: , CoHNE. KkEMIOISKOF,
ET Ml I ris AMIS PARl.ANTIBI S.
C'est à la mention que les journaux font dans leurs colonnes du nom des députés qui montent à la tribune, que nous devons une intempérance oratoire qui conduirait le pays à sa perte. Nous demandons formellement que, par mesure de salut public, on cache dorénavant le compte rendu des discours sous le voile du pseudonyme; ainsi par exemple on dirait :
Caton d'Utique occu[)e le fauteuil de la présidence.
Calon. — La séance est ouverlc.
Seipioii l'Africain de sa place. — Niuis ne sommes pas en nombre.
l..\ CONSTIÏIAN I K. — l.> MM. -29
Un linissicr vient annoni'or qno l'on voil dn côté dn .lanioule itiu' i'onle de tribuns du peuple se diriger \ers la chambre.
Le citoyen Xavier Onrrieti de sa place. — Tant mieux! ; Approbation unanime.)
l.e citoyen Xavier Hurrieu est le seul pour (|iii Ion n'ait |)as encore trouvé un nom romain.
Céthégus à la tribune. — .le viens déposer sur le bureau une pétition en faveur des Volsques.
Le citoyen Xavier Durrieu. — El des Sainnites 1
Célbégus. — Il ne s'agit en ce luoment (jne des Volsques.
Xavier Durrieu. — il s'agit aussi des Samnites; je demande à expliquer mon vote. Dans Tàge le plus tendre;, comme j'annonçais les plus heureuses dispositions, on me mit pour apprendre le latin chez un cure d'alentour. C'était une noble tète de vieillard..
Cris unanimes. — Assez ! assez !
Xavier Durrieu. — Je suis le rédacteur en chef du Courrier français. et je me retire sur le mont Avenlin.
Caton. — La parole est à Meneniiis Agrippa.
Menenins Agrippa raconte une fable pour calmer le ressentiment dn citoyen Xavier Durrieu.
Xavier Durrieu de sa place. — C'était une noble lêle de vieillard, calme et belle; je lui servais la messe avec succès, lorsqu'un jour il me surprit à boire le vin blanc qui restait dans les burettes.
Cris unanimes : — Assez! assez!
Le citoyen Durrieu. — ,Ie demande que l'on constate au proeès-verhnl que je suis rédacteur en chef du Courrier français.
La proposition est mise aux voix et rejetée à l'unanimité.
Du moiui'ut (|ne l'on donnera aux détestables orateurs des noms de fantaisie, rien ne s'oj)posera |)lns à ce qu'on leur dise nettement li^iir fait. Calpurnius estun traître, Fabius une ganache, Sempronius une oie, Codes un polisson et Appins un criquet. Si Fabius vient se plaindre, on lui dit : « Il ne s'agit pas de vous, mais du célèbre Fabius Cuuctalor (|iii est mort depuis deux mille ans, et avec lequel vous n'avez aucun rapport. I)
Il y a cfiK'ndanl une chose sérieuse dans la si-ance de ce j()ui<i htii 12 mai : L'intcrdidloii Idruielle faite par r.\ssembl(''(' aux citoyens d'apporter en personne des pcHitions à sa barre.
Kusnile, ((uehiirnn parlant de M. Flocon a dil ; que ce mnn^ln' de ragricnlliire allait manger son Idi' en herbe.
LASSE.MRLKK N Ai l(» .\ A l,i: COMIQUIv
13 mai.
Pétition des clubs en faveur 'de la Pologne — Création d-