‹ Assemblée nationale comiqueChapitre 98 sur 114 · I.A CONSTITl ANTL. — 21 MAl'.S · texte numérisé non relu

I.A CONSTITl ANTL. — 21 MAl'.S

jjraplie premier « 1rs rbihs sont interdits. » a (putté l'ciUmpe pour aller ilire à M. Laboulie qu'il 1 autorisait h foruier rlorénavant avec M. Denjox la constellation des (jénieaux.

'2\ mars.

Vole de l'ariiole 1''' de la loi des clubs.

Jupiler-Barrot fit entrer tous les ministres dans son nuage, et quand ils furent ainsi cachés aux regards des représentants, il exécuta jtlusieurs roulements de tonnerre afin d'inspirer la terreur au globe suhlunaire , et leur tint ce langage: — Xe craignez-vous pas, messieurs, que nous ne soyons allés un peu loin dans le premier paragraphe?

— On ne va jamais trop loin ! ré|)ondit \ertement le jeune Léon Faucher.

— Quant à moi, ajouta M. de Falloux avec componction, je suis entièrement rassuré. .V. la sortie, le révérend Monlalembert est venu m'offrir de l'eau bénite.

— Je voudrais savoir l'oijinionde Passif, dit Jupiter.

— Passif est parti pour la Californie avec le budget.

— Je l'axais oublié. Je \ais lui soufller un vent favorable. — Après avoir soufflé le vent, Jupiter reprit : — Il est bien entendu, messieurs, que malgré la suppression des clubs nous continuons à professer le ])his profond respect pour le droit de réunion.

— Comment se permettrait-on d en douter, observa le modeste Buffet, piiisqu'en ce moment même nous sommes réunis?

— Fermez-vous donc, monsieur Buffet , répli(|ua le jeune Faucher, vos plaisanteries sont de mauvais goût.

— Messieurs, continua Jupiter , le droit de réunion est un droit sacré (|ue je défendrais au péril de ma vie, si je n'étais pas immortel. L'Olympe connaît mes principes à ce sujet. Vous n'ignorez point que j'avais souscrit au banquet de la réforme, et que j'y aurais assisté si je n'avais été retenu par un violent mal d'estomac. Je crois avoir donné aux hommes dès le 23 février toutes les garanties qu'ils pouvaient attendre de moi. Jamais je ne renierai mon passé, tiela ne serait pas convenable de la part d'un dieu. Il faut donc (pie nous restions fidèles à nos antécédents, et que nous nous montrions dignes de notre père Saturne, qui in\(nla le premier les repas politiques en mangeant des pierres emmaillotées.

— Si vous n'étiez pas le maître des dieux , fit d'un ton railleur le jeune l'aucher, je \ous dirais (jue xousavez l'air d'innir |peur qu'on n'escalade le ciel.

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