‹ Associations Microbiennes au cours de la LeptospiroseChapitre 8 sur 11 · DIFFERENTES EVENTUALITES L’ASSOCIATIONS MICROBIENNES · texte numérisé non relu

DIFFERENTES EVENTUALITES L’ASSOCIATIONS MICROBIENNES

Ainsi l’association de la leptospirose à la présence d’un autre germe, affirmée par l’hémoculture ou le séro-diagnostic, n’est pas exceptionnelle. Cependant leurs rapports au cours de l’évolution de la maladie sont très différents suivant les cas.

Avec Monges et Olmer nous pourrons les classer en trois éventualités différentes.

Dans un premier groupe de faits l'infection ne survient qu'après l’hépatonéphrite. Il en est ainsi en pa ticulier pour le malade de Pagniez et Escalier, et celui de Troisier en 1924.

Seule peut se poser la discussion clinique entre une rechute de la leptospirose et l'infection à un autre germe. Mais l’intrication peut être totale à tel point que le diagnostic peut rester hésitant quelques jours. Cette évolution est celle du malade de Garnier et Reïilly où l’allure clinique se rapprochaït plus d’une infection typhoïdique. De même, la persistance lointaine du séro-diagnostic positif chez le malade de Troisier et Bariéty prouve une véritable intrication.

Mais la plupart des cas semble relever d’une autre théorie : une simple bacillémie. Celle-ci est découverte au cours de la leptospirose par l’hémoculture sans que la clinique apporte de signes de septicèmie. Seule la fièvre et plus rarement des frissons ont pu être notés. Dans tous ces cas l’hémoculture reste le seul élément de laboratoire. Le sérum du malade n’agglutine pas le germe découvert par l’hémoculture et les autres souches. Les malades de Widal et Weissenbach, de Hamburger et Quellien se rapportent à cette éventualité. Ceiui de Ledoux

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et Retel a présenté un séro-diagnostic positif, mais un tel résultat n’a été que temporaire.

Le malade de Harvier ne semble pas avoir présenté une association vraie malgré la longueur de la bacillémie et la présence de frissons répétés de fièvre persistante. La bactériémie est plus probable en l’absence de signes cliniques de septicémie et de séro-diagnostic positif.

Dans ces cas la bactériémie doit être considérée comme un simple microbe de sortie.

On a pu la rapprocher des bacillémies à paratyphique B qui sont une simple découverte de laboratoire sans traduction clinique dans certaines affections, et en particulier la pneumonie, la malaria, le typhus exanthématique. :

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