ACTE TROISIEME
ALBERT
Eh ! je le sais aussi bien que vous, que c'est absurde.
ANATOLE
Evidemment, mon oncle était coupable; mais s'il avait été gentil avec ma tante ; s'il lui avait demandé pardon bien conwnablement, elle ne lui aurait pas tenu rigueur.
ALBERT
Elle n'a rien voulu entendre.
ANATOLE
Vous, qui avez de l'influence sur elle, vous n'avez pas pu la chapitrer un peu?
ALBERT
Si vous croyez que c'était commode pour moi. Je me trouvais dans une situation très délicate.
ANATOLE
Je ne vois pas quelle silualion délicate...
ALBERT
Vous ne voyez pas? C'est possible. Mais enfin, j'ai fait tout ce que j'ai pu. Soyez-en sûr.
ANATOLE
Entin, ce n'est pas admissible que mon oncle et ma tante, un ménage si uni depuis dix ans, aillent se séparer comme ça!
ALBERT
Je viens précisément relancer Bourcalier, que je n'ai pas vu depuis deux jours. Je veux lui faire de la morale, et lui représenter ses torls.
C'est ea. Moi, je vais aller trouver ma