ACTE TROISIÈME
STÉPHANIE
Ehl bien, dis donc, je suis chez moi, ici!
BOURCALIER,
Ah! tu es chi'.z toi? Eh! bien, je te conseille de bouger.
STÉPHANIE
Vous voyez comme il me traite?
ALBERT
Il a raison.
STÉPHANIE
Hein! Vous aussi?
ALBERT
Certainement., il a raison! Votre place n'est pas ici ; vous devriez le comprendre.
Ah ! c'est trop fort !
290 ASSOCIKS
BOURGALIER.
Entends-lu... dans l'escalior ? C'est Lucienne! (a stépiianic.) Knlre là, toi, vile!
STÉPHANIE
Mais...
BOURGALIER.
Veux-tu entrer!... Entre, ma mignonne, et lu auras ta garniture de cheminée.
ALBERT
Et moi aussi, je t'en donnerai une.
Tls poussent, à eux deux, Stéphanie à gauclie. Anatole entre du fond.
ANATOLE
Mon oncle!
BOURGALIER.
Ta tante est là i
ACTK TKOISIÉMK 291
ANATOLE
Oui, mon oncle. Mais, c'est à M. Legrain qu'elle veut parler, pas à vous. Vous, elle ne veut pas vous voir.
Ah! (a Albert.) Eh! bien, va, mon vieuxj Plutôt, non... (a Anatole.) Dis à ta tante d'entrer ici, je la laisserai seule avec Legrain; va, mon ami. (Anatole sort.) Et loi, sois éloquent, hein! Dis-lui combien je suis désolé... que je suis prêt à tous les sacrifices, pour être pardonné; que je l'adore; que je n'ai jamais aimé qu'elle.
ALBERT
Et Stéphanie?
BOURGALIER.
Stéphanie?... Ce que je m'en fiche, de Stéphanie? Et je vais rompre immédiatement avec elle.
Il sort par la gauche.
ANATOfiE, rentrant avec Lucienne.
Vous voyez, ma tante, monsieur Legrain est tout seul.
LUCIENNE
C'est bien ! Voulez-vous nous laisser, Anatole?
ANATOLE
Oui, ma 'tante, (a Legrain.) Vous, si vous ne remettez pas tout ça d'aplomb...!
Il sort par le fond.