‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 35 sur 150 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

connais pas de ces petites femmes-là ; mais je suis sûr que tu en connais, toi, et...

ALBERT

Je n'en connais pas, et quand bien même j'en connaîtrais, tu ne supposes pas que j'aille... Ah ! non, cane se fait pas, ces choses-là !

BOURGALIER.

Alors, n'en parlons plus. Je ne partirai pas.

ALBERT

Ah ! mais l'intérêt de la maison...

Bah I nous perdrions quelque chose, nous sommes assez riches.

ALBERT

Ah ! sapristi de sapristi ! Ça fait mal de

voir un entêtement pareil.

C6 SSOCIÉS

GO FjIG NE AU, entrant de droite, deuxième plan.

Bonjour, messieurs.

BOURCALIER.

Ah ! voici Coligncau ! Vous avez pu faire escompter la traite ?

GOLIGxVEAU.

Non, monsieur.

ALBERT

Ah ! tant mieux.

BOURCALIER.

Quoi, tant mieux ?

ALBERT

Certainement! Ça te prouve bien qu'il faut partir.

BOURCALIER.

On a refusé un effet garanti par notre signature ?

GOLIGNEAU.

La caisse venait de fermer, quand je suis arrivé.

ALBERT

C'est un prétexte.

BOURGALIER.

Mais...

ALBEIIT.

Coligneau, vous pouvez vous retirer. Allez, mon ami.

Il le pousse dehors.

B-URGALIER.

Laisse-moi donc lui demander...

ALBERT, fermant la porte sur Coligneau.

Tu ne vas pas mettre ton employé au courant de nos inquiétudes :'

BOUUCALIEIi.

Mais, mon cher...

ALBERT

Une indiscrétion, et pan ! ce n'est plus seulement la chute de notre succursale, c'est notre propre crédit à Paris entamé.

Quel pessimiste que tu fais !

ALBERT

Optimiste aveugle ! Mon cher, j'en suis a me demander, si je ne ferais pas mieux de rompre notre association ?

BOURGALIER.

Oh!

ALBERT

En voyant avec quelle légèreté tu traites les intérêts de la maison.

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