‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 8 sur 150 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

BOURGALIER.

Où ça?

ALBERT

Chez toi. Est-ce que je ne trouve pas chez toi tout l'agrément et tous les plaisirs d'un intérieur ? Mon couvert est mis chaque jour à ta table. Tous les soirs, je peux monter, si je veux, faire ma partie de piquet avec toi ou faire de la musique avec ta femme ; nous allons au théâtre ensemble; nous allons à la campagne ensemble...

BOURGALIER.

Oui; mais nous ne sommes que trois; si nous étions quatre, ce serait plus gai pour toi.

ALBERT

Pourquoi ?

Tu aurais ta femme, comme j'ai la mienne.

ALBERT

Oh! mon cher, une femme de plus entre nous... qui sait si ma femme s'accorderait avec la tienne? En tout cas, il n'y aurait plus la même intimité. Tandis que telles que sont les choses, je suis parfaitement heureux.

BOUPiGALIER.

Sacrebleu t il y a un petit détail assez essentiel que tu as l'air d'oublier.' Ma femme et moi, nous sommes d'excellents amis pour toi; mais, le petit détail, nous ne pouvons pas te le procurer, hein? le petit détail.

ALBERT

Tu es bétel

BOURGALIER.

Pour le petit détail, tu aimes mieux courir.

Goligtieau entre de droite, deuxième plan.

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