‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 86 sur 150 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LUCIENNE

Toi, en Amérique, il a voulu profiter de ça, n'est-ce pas ?

BOURGALIER.

Legrain! Legrain ! en qui j'avais toute ma confiance!

LUCIENNE

Voilà les amis, mon cher. 11 venait tous les jours me voir, sous prétexte de me parler de toi; et puis, il parlait de lui, il finissait même par ne plus parler que de lui; et alors, moi, que veux-tu ? tu étais si loin^ je l'écoutais ; il était si aimable, si empressé, et moi, j'étais si triste, j'avais tellement besoin de distractions, de consolations...

BOURGALIER.

Continue, continue ! Dépêche-toi.

LUCIENNE

Nous allions ensemble au théâtre... Ahl

174 ASSOCIKS

rassure-toi, avec ma mère ou avec ma lanle Dupcrron. Un soir, ni ma mère, ni ma tante, n'étaient libres... nous avons été seuls...

BOUIK^ALIER.

Où ça ?

LUCIENNE

Aux Ambassadeurs, Il faisait si chaud, ce jour-là. La soirée était si belle que je n'ai pu rcsislcr...

BOUKGALIER.

Tu n'as pas pu résister ?

LUCIENNE

Je n'ai pas pu résister à aller entendre un peu de musique, sous les arbres. Au retour, nous sommes montés ensemble en voiture. Il m'a reconduite à la maison. Devant la porte, ^1 prétendait qu'il n'avait pas sommeil, il m'a demandé de venir prendre une tasse de thé avec moi.

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