‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 87 sur 150 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BOURCALIER.

Et... il est monté ?

LUCIENNE

Oh! non, je ne l'ai pas laissé faire. Mais j'étais troublée, troublée. Ah ! tu ne te figures pas à quel point j'étais troublée. J"ai sonné, j'ai poussé la porte, j'ai refermé; mais pas assez vivement. Je crois qu'il m'avait embrassée dans le cou.

BOURCALIER.

Et puis ?

Et puis, c'est tout. Le lendemain, quand M. Legrain est revenu me voir, je lui ai fait comprendre nettement qu'il s'était trompé en s'adressant, comme il l'avait fait, à une femme telle que moi; ce jeu-là n'était digne ni de lui, ni de moi, surtout toi absent. Il m'a demandé pardon. Et c'a été fini.

BOUPtCALIER, ravi.

Gomment, c'est tout ?

LUCIENNE

Mais oui. Croyais-tu qu'il y aurait quelque chose de plus ?

BOURGALIER.

Je suis bête. Tu ne me l'aurais pas raconté.

LUCIENNE

Mais si.

BOURGALIEH, l'embrassant.

Ah I trésor !

LUCIENNE

Tu me pardonnes !

BOITRCALIER.

Si je te pardonne ! (a paît.) Quelle femme ! Ah ! si Stéphanie n'était pas si gentille, et gentille dans le même genre précisément !

EUGÉNIE, entrant, de droite.

Le bain de monsieur est prêt.

Elle sort.

BOURGALIER.

C'est bon, je vais le prendre.

LUCIENNE

Tu me pardonnes tout à fait, sans arrièrepensée ?

BOURGALIER, riant.

Tu es un amour, et Legrain est un polisson.

LUCIENNE

Ah ! que je suis contente !

BOURGALIER.

Mais il faut que j'aille prendre mon bain. A tout à l'heure, amour!

Il sort par la droite, premier plan.

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