‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 99 sur 150 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ta connaissance et celle de ta femme, de cette femme que tu faisais passer pour moi, et que tu promenais dans les consulats et les ministères?

BOURGALIER.

Ce n'est pas...

Inutile de mentir. Ça suffit. Alors tu étais avec une femme là-bas, lu t'amusais avec elle, tu me trompais, outrageusement, sans vergogne, avec une créature à laquelle tu faisais porter mon nom ?

BOURGALIER.

Ça, mignonne, pour le nom, il ne faut pas m'en vouloir... à cause de ma situation à l'é " tranger... c'était forcé, du moment que j'avais une femme avec moi.

LUCIENNE

Et c'est tout ce que tu trouves à répondre ?

Infamie ! Quand je pense que, tout à l'heure, tu me laissais m'apitoyer sur Ion sort; et je te faisais mes confidences et je t'ouvrais mon cœur avec tant de franchise et de naïveté, et je m'humiliais devant monsieur, et je me désolais pour une peccadille insignifiante, tandis que lui... ! Ah! tu t'es bien moqué de moi, et j'ai dû te paraître bien ridicule !

BOUPtGALIER.

Lucienne, je t'en prie!

LUCIENNE

Oh! quelle honte!

BOURGALIER.

Pourquoi n'as-tu pas voulu venir en Amérique, toi, enfin?... C'est vrai, c'est ta faute-

Ma faute !

BOURGALIER.

Je suis un homme, moi, après tout! Et trois

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