‹ Assureurs américains et assurés françaisChapitre 1 sur 44 · Assureurs américains et assurés français · texte numérisé non relu

Assureurs américains et assurés français

L'Assurance, qui caractérisera Teffort social pratique des temps modernes, peut être définie : la division des risques de V existence.

Divisés, pulvérisés, pour ainsi dire, entre un grand nombre d'individualités qu'a réunies le sentiment d'une préservation commune, ces risques, ces aléas — pertes d'objets matériels, perte de santé, perte de la vie elle-même, etc. — sont réduits au minimum de leur répercussion financière. S'ils subsistent au point de vue sentimental, ils sont, au point de vue économique, à peu près anéantis.

Telle est l'idée fondamentale qui se cache aussi bien derrière les associations dites mutuelles^ où les intéressés eux-mêmes conservent la maîtrise de leur « cagnotte r de prévoyance, que derrière les sociétés plus commerciales, dites à prime fixe, qui, moyennant une bonification, assurent jusqu'aux risques de la gestion administrative ellemême.

Mais si le « fil rouge » de l'assurance, si l'inspiration en est simple à saisir, il en est différemment delà liaison suivant laquelle les diverses applications de l'assurance sont sorties peu à peu l'une de l'autre, jusqu'à la floraison très complète d'aujourd'hui.

Dans certains ouvrages d'histoire des assurances, notamment dans le volume de M. Georges Hamon (i), les compulseurs de

(i) Histoire générale de r Assurance en France et à l'étranger; en vente au journal r Assurance moderne, 4, rue du Bouloi, Paris.

Page 1