AVANT-PROPOS
vieux documents ont cherché à construire l'arbre généalogique de l'assurance. L'assistance, l'association, les (Corporations, les gildes, les secours mutuels constituent le tronc de l'arbre symbolique d'où se dégagent, savamment graduées, les branches diverses de l'assurance commerciale et mathématique.
Naturellement, il se manifeste quelque peu de convention dans la proportion de ces rameaux, aussi bien que dans leur agencement réciproque.
On sait, et cela sufiit, que, depuis le moyen i\ge, l'assurance maritime était pratiquée (le premier risque neutralisé fut le naufrage).
Puis, à la fin du dix-huitième siècle survient l'assurance incendie, qui ignorait alors ses perfectionnements : assurance contre l'explosion du gaz, de la poudre, de la dynamite, recours du propriétaire, recours des voisins, chômages, etc.
A peu près à la même époque, on esquissa
l'assurance sur la vie, qu'avait préparée Tliabitude des rentes viagères et aussi des tontines : risque de vie, risques de mort furent successivement abordés, avec les combinaisons les plus variées, même dans le cas de guerre.
A la fin du dix-neuvième siècle apparurent les assurances rurales coatre la mortalité du bétail (on pourrait cependant en citer des exemples dans l'antiquité), contre la grêle, l'inondation, la gelée, l'ouragan.
Et en même temps, intimement liées à tout le mouvement de la protection ouvrière, les assurances contre les accidents (risques professionnels et accidents causés par les tiers).
Enfin le procédé parut se généraliser à toutes les surprises du sort, au chômage, au crédit, au remboursement des valeurs au pair, à la perte des loyers, au vol , au bris des glaces, à Tentretien des immeubles, aux frais judiciaires, etc.
La présente étude ne s'attachera qu'à un