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telle est, en effet, l'opinion de Hyde Salter qui cite, dans l'observation que nous allons résumer, un cas se produisant avec une intensité spéciale à chaque époque menstruelle. ñ
OBSER VATION
« Une femme mariée, sans enfants, de constitution robuste, souffre, depuis quelques années, de violents accès d'asthme.
« En l’interrogeant, je trouve que les crises paroxystiques se produisent à époque variable à intervalle de trois, quatre, cinq semaines, quelquefois même six ; elle ne resta jamais indemme pendant plus d'une quarantaine de jours. L'époque cataméniale était elle aussi irrégulière et variait de trois à six semaines dans son apparition : l’écoulement pâle, peu abondant, était accompagnéde vives douleurs et de malaise général.
« Je vis une corrélation entre ces deux faits, crise et menstruation, et considérant que cet asthme était dù à un trouble utérin, je prescrivis de doux emménagogues qui devaient être pris dès le début des règles.
« Bientôt je pus constater que la menstruation était plus abondante en même temps que le spasme diminuait d'intensité.
« Le retour de l’écoulement menstruel devenant
plus régulier, je pus administrer l’emménagogue (décoction d’aloès, teinture de myrrhe et éther nitrique) un jour ou deux avant l’époque menstruelle et ordonnai en plus un bain de siège chaud. Je remarquai toujours que les viscères étaient soulagés et le flux menstruel plus abondant ; les crises d'asthme étaient moins violentes et de plus courte durée. L’emménagogue s'était ainsi montré secondairement un excellent antispasmodique.
« Les ventouses sèches également soulagèrent beaucoup la malade, même dans les attaques les ‘plus violentes. Jen faisais généralement placer quatre de petite grandeur et très rapprochées au niveau de la bifurcation des bronches.J ’administrai aussi de la teinture éthérée de lobélie et de la teinture d’hyosciamine, mais je crois que ces médicaments ont eu peu d'influence et que la ventouse était le médicament spécifique de l’affection.
« En persévérant dans cette ligne de conduite, j'observai une amélioration très marquée : les menstrues étaient de plus en plus régulières et abondantes et, à chaque période successive, l'asthme était moindre. Les attaques devinrent si légères et si supportables que je cessai mes soins, comprenant qu’elles diminveraient encore et finiraient par disparaître tout à fait » (Hyde Salter, The Lancet, 1860).
HazcDay CRooM (Société obst. d'Edimbourg, janvier 1892) est plus aïfirmatif. Il dit que ce qui démontre bien que l’asthme est une affection ner-