SAVE
veuse, c’est la relation qui existe entre elle et les états utérins.
L’asthme, chez les femmes qui ont des prédispositions, apparait avec plus de gravité à la période menstruelle. Sur deux cas qu’il lui a été donné d'observer, dans un l'asthme ne survenait que de deux en deux menstruations et chaque fois avec une forme grave. Dans l’autre, la malade vit disparaitre ses règles à l’âge de 30 ans et son asthme disparut aussi en même temps.
Karz (Deutsche Med. Wochenschrifft, 1896) a observé un cas d'asthme se produisant dans les mémes circonstances. Les crises n’apparaissaient qu’à l’époque des règles ; il insiste sur cé fait que ce n'est pas une dyspnée, mais bien de l'asthme essentiel, dont il a examiné les crachats et dans lesquels il a trouvé les cristaux de von Leyden et des spirilles. Il ajoute : « C’est donc un cas typique d’asthme bronchique survenu chez une personne bien portante et provoqué par les menstrues ; ce spasme apparait et disparaît en même temps qu’elles.
« Puisque l’on admet que les accès d’asthme sont dus à un spasme des muscles bronchiques, on ne peut pas nier qu’il existe une connexion entre ces accès et la menstruation ; en effet, il se produit, avec l’apparition des règles, des troubles dûs à l'irritation du sympathique, par suite de la poussée du sang vers les organes du bas-ventre. Il est donc logique d'admettre que le reflexe produit par l'irritation des filets terminaux du sympathique amène le spasme des muscles bronchiques. »
‘Von Leyden a observé un cas semblable à celui de Katz (Militarartzliche Zeitschrifft, 1886).
Ces observations si démonstratives ne permettent guère de nier l’existence d’un asthme menstruel.
Asthme coïncidant avec des tumeurs des organes génitaux internes. — Waring Curan à remarqué que l’asthme est plus marqué à la période menstruelle chez les femmes atteintes de tumeurs tibreuses de l'utérus. Les paroxysmes sont alors intenses et la menstruation est naturellement abondante et prolongée.
Dans trois cas différents qu’il a observés, il ne releva pas de symptôme d’asthme jusqu’au premier et au second jour précédant les rnenstrues, et sans traitement, l'asthme cessa sitôt que les règles quittèrent les malades.
Le même auteur cite le cas d’une malade ayant un kyste de l'ovaire qu’il avait ponctionné cinq fois et qui avait toujours souffert de l’asthme à chaque période menstruelle.
Halliday Croom, parlant du même sujet, dit :
« Les cas les plus persistants d'asthme qui sont d'origine utérine semblent êlre ceux qui se rattachent aux tumeurs fibreuses, et, en effet, dans ce cas, la souffrance de quelques femmes est particulièrermnent intense, car l’asthme revêt alors une forme sèche sans expectoration pour les soulager.
« J’ai constaté un de ces cas graves d’asthme chez
une femme qui souffrait de tumeur fibreuse et présentait des hémorragies irrégulières. Son fibrome augmentant, les hémorragies devenant profuses et son asthme revenant de plus en plus fréquemment, j'extirpai les ovaires et les trompes. Le résultat fut que les crises d'asthme ne disparurent ras entièrement, mais reviurent à de très longs intervalles lorsque la malade se déplaçait d’une région à l’autre. »
Il résulte, d’après ces deux auteurs, qu’il existe un asthme utérin spécial chez les femmes atteintes de tumeurs des organes génitaux internes.
Nous remarquons que dans les observations de Waring Curan, les crises d'asthme, certainement dues à la tumeur, se manifestent surtoutau moment de la menstruation et cela nous ramène aux observations déjà citées sur ce sujet. Dans le cas particulier cependant, il faudrait se garder de ne pas invoquer l'influence spéciale de la tumeur, puisqu'avant son existence on n'avait jamais constaté sur la malade en question de manifestations asthmatiques.