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broncho-égophonie manifeste. Le reste des champs pulmonaires montre des râles ronflants et sibilants, une expiration - prolongée.
Les crachats sont abondants. Ils présentent les caractères habituels des calarrhes hydrorrhéiques : filants, très riches en mucus, très purulents; ils ne sont pas hémoptoiques. La fièvre s'est abaissée à 3704, le pouls bat à 100, très hypotendu: T. A. : 10-G.
Etat nerveux manifeste avec un éclat et une fixité du regard qui font penser au basedowisme. Cependant pas de signes nets endocriniens. Pas de stigmates cliniques ni d’antécédents spécifiques.
En résumé il s’agit d’un asthme réveillé par le
relour d’une congestion pulmonaire gauche à 5 reprises.
Obs. II. — Mlle À. Mil..., 31 ans.
A présenté sa {r° crise d asthme dans l'enfance, à l'âge de ans, aprèsune poussée d'eczéma. Depuis les crises se sont répétées sans influence saisonnière, sauf peut-être celle de l'extrème froid et de l'extrème chaleur — sans influence digestive (aucun rapport appréciable avec l'alimentation ni avec des troubles digestifs avérés) — avec par contre une influence nasale assez nette, car une intervention pour hypertrophie des cornets et déviation de la cloison faite en 1921 à eu une action favorable sur l'asthme, avec enfin et surtout une influence pleuro-pulmonaire :
En 1917 pleurite droite qui se produit à nouveau en 1919 et en 1921. Alors que les Îrès poussées de pleurite en 1917 et en 1919 n'avaient pas eu de retentissement dyspnéique, celle de 1921 s'accompagne au contraire de plusieurs crises d'asthme, moins violentes que celles de l'enfance, ayant un caractère un peu différent, mais davantage peut-être accompagnées de la sensation de sibilance et de gène respiratoire douloureuse.
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Depuis 1921, à plusieurs reprises, mêmes poussées de pleurite jusqu’en août 1923 où cette fois se surajoute une congestion pulmonaire droite avec crise d'asthme intense.
Il faut noter encore une influence morale importante ; peur de mourir, nervosité, frayeurs, inquiétudes surtout au moment des règles entraînant l'interruption du flux menstruel et une crise d'asthme.
Une vaso constriction périphérique (pâleur exangue, refroidissement des extrémités, frissons) accompagne et même précède l'accès. L'application de sinapismes aux jambes ou aux cuisses pour ramener le flux mentruel calme l'accès. ;
En janvier 1924 la malade qui n'a été traitée jusqu'à cette date que par des anti-spasmodiques (bromure, valériane), vient à Paris pour une consultation. Deux jours après son arrivée, elle contracte l'infection saisonnière régnante.
Le 16 janvier : frissons, courbature, température à 380.
Le 17 au matin : grande crise d'asthme d'une durée de plusieurs heures avec fièvre à 3902. Auscultation le soir. Ronflants disséminés bilatéraux et à droite submatité scissurale, respiration soufflante et râles humides, le tout réalisant un vrai syndrome de ramollissement qui s’accentue le 18 pour tourner court le 19. k
A noter qu'une radiographie faite en 1921 avait montré :
Champs pulmonaires très clairs dans toute leur étendue. Mais ombres hilaires prononcées, surtout à gauche, avec des tractus fins prolongés vers le sommet et la partie moyenne. Côtes à direction transversale. Bride diaphragmatique à gauche.
Examen de crachat : Pas de B. K. Quelques éosinophiles.
En résumé, celte malade a présenté des crises d'asthme déclenchées à plusieurs reprises par des poussées de pleurite ou de cortico-pleurite.
Et dans cette observation, comme dans la précédente il s’agit d’un asthme fébrile chez une adulte, dans lequel le facteur congestif, d'ordre infectieux, semble bien avoir été la cause déterminante de la crise. Ces deux cas individualisent nettement ce que l’on peut appeler la forme vaso-motrice de l’asthme.
C’est dans celle forme clinique qu’il nous semble qu’on doive classer ces cas de crises d’asthme survenant à l'occasion de trachéo-bronchites ou de simples coryzas qui favorisent la congestion de la muqueuse bronchique. Et nous allons donc étudier maintenant les troubles vaso-moleurs tels qu’ils se présentent dans les équivalents de l’asthme.