‹ Asthme et troubles vaso-moteursChapitre 12 sur 34 · AE OR · texte numérisé non relu

AE OR

6 mois environ après uhe congestion pulmonaire gauché qui fut sévère, s'accompagna d’une fièvre tenace, d'un amaigrissement important, mais sans hémoptysie et sans qu'à aucun moment la présence de B. K. ait été décelée.

Depuis cette date la congestion pulmonaire s’est reproduite à 4 ou 5 reprises, toujours à la base gauche, surtout l'automne et l'hiver et chaque fois a été le signal d'une attaque d'asthme constituée de crises subintrantes et bien plus intenses que les crises survenant en dehors de ces épisodes congestifs.

Jamais la malade n'a noté l'influence de causes provocatrices asthmatiques de type anaphylactique. Les crises dyspnéiques sont survenues aussi bien à Paris qu'en province, sans influence alimentaire appréciable, sans horaire fixe. On ne peut mettre en évidence qu'une fréquence relativement plus grande des crises pendant les périodes prémenstruelles. Certaines crises sont remplacées par des salves d'éternuements avec rhinorrhée et la malade est en outre sujette à de la rhinite à bascule. Un traitement dirigé contre une hypertrophie des cornets n’a pas fait cesser l'asthme.

La dernière crise qui amène la malade à consulter est, comme les précédentes, nettement en rapport avec une reprise de congestion pulmonaire gauche. Le 7 mars, en même temps que la dyspnee, sont apparus des frissons, de la fièvre, un point de côté gauche. Un médecin consulté a confirmé le diagnostic de congestiou pulmonaire.

A l'examen, 3 jours après ce début et alors que sous l'in: fluence d’une injection d'évatmine la gêne respiratoire a complètement disparu, on trouve encore : A la partie moyenne du poumon gauche un foyer caractérisé par de la matité, de l’exagération, peu marquée il est vrai, des vibrations vocales, une respiration très rude donnant lieu, dans la région scissurale, à un véritable souffle tüubo pleural, des râles humides assez fins et éclatant sous l'oreille, une

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