‹ Asthme et troubles vaso-moteursChapitre 27 sur 34 · STE ARE · texte numérisé non relu

STE ARE

nous expliquent l'extrême sensibilité de cet appareil à ces troubles circulatoires :

Tout d'abord la surface du poumon qui peut être considérée comme une immense nappe sanguine a été évaluée à 140 m? environ etla masse sanguine qui yest contenue représente de 9 à 19 % de la masse sanguine totale. Celie-ci est sans cesse renouvelée et brassée, puisqu’on estime à 21 litres la quantité de sang qui traverse par minute les deux poumons,

D'autre part, le débit de celte énorme masse sanguine est sujelle à des variations brulales et incessantes : tandis que les grandes inspirations accélèrent la circulation en augmentant le calibre des capillaires, l'expiration, la toux et l'effort, au contraire, tendént à raïentir le cours du sang.

Enfin à cette intensité de la circulation pulmonaire correspond un appareil vaso-moteur extrêmement riche et développé dont la sensibilité est très grande. C'est ainsi qu’on à prouvé expérimentalement l'effet vasoconsiricleur, sur le poumon, du réflexe solaire, réflexe sympathique vrai; el pourtant on a nié l'existence de fibres vaso-motrices pulmonaires d’origine sympathique.

Ce rappel de physiologie étant maintenant bien présent à l'esprit, voyons comment on peut expliquer l’action de certaines thérapeutiques dirigées contre l'accès d'asthme. Nous disons bien : l’accès, mettant de côté les traitements qui visent à modifier le terrain el dont. l'interprétation n’intéresse pas notre sujet.

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