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turne, elle fut très violente ; il semble même qu'il y eut deux arises successives. Une expectoration blanchâtre filante, très abondante, termina la crise. Les nuits suivantes, les accès se répètent, pendant plusieurs semaines et obligent la malade à quitter son travail. à
Cette première attaque dura + mois et fut suivie d’une rémission d'un mois. Puis les crises reprireni environ 3 ou 4 fois par semaine. La malade insiste sur l'abondance de l’expectoration qui, seule, amenait une sédation.
Les années suivantes, l'asthme persiste plus ou moins violent, et actuellement la malade a environ » accès par semaine. Mais elle redoute l'approche de l’hiver, car le moindre rhume provoque une recrudescence des crises qui @eviennent alors quotidiennes, intenses et s’accompagnent d'une expectoration muco-purulente.
On relève l'influence défavorable des intempéries, du brouillard, de la pluie. L'été apporte un soulagement sensible. Au contraire, la phase menstruelle est marquée par des accès importants qui se répètent quelquefois pendant 48 heures.
Il n'y a pas de parentés morbides. Par contre, les rbino-pharyngites et les crises de toux apparaissent souvent.
Examen. — Malade amaigrie, irritable, irascible même, sujette aux angoisses et aux palpitations. Mydriase importante. Tachycardie à 124.
Poumons : râles dissém'nés, sibilances, respiration soufflante sous-claviculaire gauche. Radio : accentuation de la trame, voile du 1/3 sup. gauche.
‘Cœur : normal T.\A. = 13 1/2-9. I. O. : ne donne que 2 oscillations.
R. O. C. = — 11. On note un écrasement important de la
courbe d'inscription. Eosinophilie des crachats.
Traitement. — 4 saisons à la Bourboule. La première a donné une amélioration importante. Les autres à peu près sans effet. L’éphédrine est incapable de prévenir ou d'arrêter les crises légères ; même à dose faible, elle détermine des palpitations. L’adrénaline donne des échecs complets, elle n’arrête pas l’accès
et dans certains cas paraît mème l’exagérer passagèrement. Mais surtout, elle provoque des réactions générales : tendance syncopale, pâleur, tremblement, qui persistent longtemps après l’injection. La contre-épreuve thérapeutique n’a pu être faite.