OBSERVATION VI
Asthme anxien. — Début après grossesse. — Probabililé de bacillose discrète. -— Neurotonie à prédominance sympathique. — Intlolérance et résistance à éphédrine, adr. + hyp., gé- natropine. — Amélioration par aulosérothérapie nasale tin-
tramuqueuse et par l’exlrait de jaborandi.
Mme RIF..., 39 ans, est issue de famille bacillaire. Sa mère est morte de pleurésie, son père de tuberculose pulmonaire. Sa première crise d'asthme est survenue à l’âge de 22 ans, à la suite d’une grossesse. L’allaque a duré plusieurs jours, caractérisée par une dyspnée avec bradypnée. Pendant 4 ans, les accès se renouvellent irrégulièrement, sans aucune cause apparente. Le sirop de morphine qu'on prescrit resle à peu près sans effel. A l’âge de 26 ans, la malade fait une tumeur blanche du genou pour laquelle elle subit 2 ans de cure hélio-marine. Pendant la première année de ce séjour, l’asthme cède complètement ; mais à la suite d’une suralimentation survient une diarrhée incoercible, brutale et l’asthme réapparaît. Depuis cette époque, il y a alternance entre les crises intestinales et les crises pulmonaires.
Actuellement, la crises ont conservé les mêmes caraclères, mais
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sont plus intenses et plus fréquentes. L’expectoration est muqueuse, d'abondance moyenne.
La diarrhée persiste, mais moins marquée qu'autrefois. Elle constitue une parenté morbide, à aiotre avis. Les équivalents sont constitués par une rhinite et une pharyngite catarrhale banales.
Examen: — Malade émotive, parfois phase de dépression morale. Pas de mydriase, mais tremblement léger et tachycardie à 116. Dermographisme et érythème pudique.
À l’auscultation : respiration rude dans les deux champs avec quelques râles bronchiques disséminés. La: radio montre une trame diffuse sans lésion en foyer. La T. A. est à 13-8. L'indice oscillométrique maxima comprend trois divisions.
O. R. L. : très fortes réactions vaso-motrices nasales. Pharyngite catarrhale chronique. U. S. = 0,39. Cholestér. = 1,87.
Traitement. — L’éphédrine est sans action et provoque une grande nervosité. L'association adr. + hÿp. n’amène pas de soulagement, même pour les crises légères ; la génatrcpine est très mal tolérée et donne sécheresse de la bouche, irritabilité. Insuccès de la radiothérapie et des rayons I. R.
L’autosérothérapie intra-muqueuse nasale est instituée. Douze injections, avec amélioration dès la troisième. Il n'y a plus que la phase prémenstruelle qui soit troublée par une crise fruste. Cette amélioration persiste pendant 4 ans, et la malade engraisse de 4 kg. En 1934, les crises ont tendance à reprendre. On prescrit
un médicament à base d’aspirine de Crataegus et de valériane ; pendant un an et demi, la malade ne présente pas d’accès important. L’extrait de jaborandi donne quelques sueurs, mais est bien toléré et diminue la fréquence des crises. On entreprend ensuite un traitement à la tuberculine. ,
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