É. OBSERVATION XV
ë Asthme alternant avec rhume des foins. — Facteur local. — Sympathicolonie clinique. — R. O. C. = + 1. — I. O. diminué. — Intolérantce et résistance à l’adrénaline et l’éphédrine.
ce: — Amélioration considérable par la düodothyrosine.
Mme DAU..., 4o ans, présente depuis 6 ans un rhume des foins qui se manifeste en mai-juin et alterne avec des accès dyspnéiques légers. L'an dernier, on lui a fait une cautérisation de la pituitaire, suivie d'amélioration -de la rhinite spasmodique et secrétoire qui bientôt disparaît. Mais par contre, à partir de ce moment, les crises d'asthme vrai Subissent une accentuation brutale et intense, se répétant plusieurs fois par nuit et parfois le jour, et laissant entre elles un état dyspnéique persistant. L’expectoration est modérée, muqueuse ou muco-purulente. Il n’y a pas de sensibilisation spéciale, mais l’asthme est plus fréquent l'hiver, par les temps humides ou après les infections pulmonaires auxquelles la malade est sujette depuis de nomibreuses années.
Examen. — Malade amaigrie, émotive, toujours inquiète, très active, dormant mal. Elle présente un tremblement marqué des extrémités ; il n’y a pas de tachycardie, ni d’exophtalmie. On constate des troubles vaso-moteurs, accès de pâleur avec érection pilaire et sensation de froid, dermographisme accentué. On ne relève rien de spécial à l’auscultation des poumons. La radio exagération simple de la trame. Le cœur est normal, la T. A. à 13 1/2-8 1/2. L’index oscillométrique prend 3 divisions.
Eosinophiles : 13 %. — Polynucléaires : 60 %. — Mouo et lympho = 27 %.
Le R. O. C. passe de 54 à 55 (+ 1) et l'accélération s’accentue à 58 après la compression. On note au milieu de celle-ci un écrasement des oscillations.
Trailement. L'éphédrine et l’adrénaline ne calment pas les accès, et entraînent des palpilations, du tremblement, un malaise général.
Soumise à la diiodothyrosine, l’amélioration est rapide et importante, tant de l’état général que de l’asthme.