PES
par une expectoration filante et blanchâtre. Pendant plusieurs nuits consécutives, les accès se succdent avee une violence particulière. Puis survient une sédation qui dure plusieurs mois, mais à l'entrée de l'hiver 1934, une nouvelle attaque, intense et pro- Jlongée pendant plusieurs nuits, apparaît. Depuis, les crises sont survenues irrégulièrement, mais toujours dans les mêmes circonstances, 1c’est-à-dire après un ennui, une émotion violente, suivie d’un arrêt des règles.
IT n'y a pas de sensibilisation alimentaire. Le froid et le vent provoquent une accentuation des accès. La malade a fait à deux reprises des poussées d'œdème de Quincke au niveau de la face. Elle présente également des icrises de toux spasmodique.
Examen. —- Malade émotive, impressionnable, irritable ; le regard est brillant ; il n’y a pas d’exophtalmie, mais mydriase avec pigmentation des paupières supérieures ; la respiration est rapide ; le pouls instable entre go et 110 ; les réflexes sont vifs ; on note également des troubles vaso-moteurs importants, en particulier des accès d’angiospasme périphérique au niveau des doigts, et au contraire des poussées congestives fugaces de la face et de la poitrine. La malade accuse des douleurs précordiales, de la frilosité avec tremblement.
L'examen pulmonaire précise l’existence de râles de bronchite disséminés et de quelques râles de congestion. A la radio : la partie supérieure gauche est voilée, avec un tractus cléido-hilaire accentué. Au niveau du nez, une hypertrophie congestive droite, ét hydrorrhée et légère \déviation de la cloison. Le cœur est normal, la T. À. à 11 1/2-9. L'indice oscillométrique a 3 divisions.
Dans le sang, pas d’éosinophilie anormale.
Le M. B. donne, en mai 1935, une augmentation de 24 % ; en décembre 1935 : + 42 %.
Le R. O. C. donne une inversion de + 5 et de + 4, à 7 mois d'intervalle.
Traifement. — Un médicament à base de belladone a été très mal supporté, et n’a pas agi sur les crises. L’adrénaline détermine du tremblement et un malaise général sans calmer la dyspnée.
| Sur l'importance du facteur endocrinien, on soumet la malade aux sédatifs généraux (crataegus, passiflore) et à la solution de Lugol à doses croissantes et décroissantes par cure de 20 jours par mois. On note une amélioration importante : diminution de l’irritabilité nerveuse et sédation des crises.