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une contre-indication réelle à l'emploi de ce médicament chez les asthmatiques.
Au sujet de la réaction générale d’intolérance, BEZANÇON
“écrivait en 1927 : « Le seul inconvénient de l’adrénaline —
«et il est réel — c’est que ce médicament détermine, chez « certains individus, de l'anxiété, de l'angoisse précor- « diale, des palpitations, des tremblements, des vertiges et «.de la tachycardie assez marquée pour que certains ma- « lades les redoutent ; il peut même y avoir de l’excitation « cérébrale. L’adrénaline doit être rejetée dans ces cas et « en raïson de l’idiosyncrasie de certains sujets à ce médi- « cament, on doit toujours n'injecter, la première fois, « qu’une très petite dose, un quart de milligramme ; si « cette petite dose est mal tolérée, on ne doit pas utiliser « l’adrénaline ».
Au sujet de l’inaction locale que nous avons notée, chez nos malades, en disait au Congrès du Mont-Dore : « Chaque fois qu’un praticien, en auscultant un malade, « a constaté la présence de râles crépitants ou sous-crépi- « tants, il devra s’abstenir des injections d’ adrénaline ou « de succédanés ». A plus forte raison doit-on rejeter ce médicament lorsque ces deux types d’accident — général ét local — sont associés, comme c’est le cas dans nos observations.
Ces inconvénients sont-ils fréquents ? Nous n’avons en éffet retenu que 20 cas sur 500, ce qui fait une proportion de 4 %. En réalité, nous n’avons tenu compte que des femmes asthmatiques et que des observations où étaient réunies intolérance et résistance. Nous pensons que le pourcentage des contrindications, d’après les incidents précé-
démment étudiés, peut atteindre 10 à 12 %, ce qui laisse à
cè médicament une marge de succès encore considérable.
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