TRAITEMENTS GÉNÉRAUX
Le déséquilibre nerveux de nos malades s’orientant vers la sympathicotonie, nous avons utilisé avec succès soit des sympatholytiques, soit l’opothérapie lorsqu'un facteur endocrinien nous paraissait à l’origine de l'excitation sympathique.
Le tartrate d’ergotamine par cure de 8 à 10 jours, et à doses progressives, en commençant par un demi ou un milligramme, et en ne dépassant guère trois milligrammes. Ce médicament a toujours été très bien supporté ; néanmoins, nous rappellerons qu'on doit l'utiliser avec prudence et surveiller les réactions du malade. Les symptômes d’intolérance sont la céphalée, les palpitations, les vomissements, les douleurs plexalgiques solaires. Lorsqu'il n’y a pas sympathicotonie pure, mais seulement prédominance sympathique sur un état neurotonique, il peut être intéressant d’associer à l’ergotamine un sédatif du vague et en même temps un sédatif général comme le gardénal.
Comme la sympathicotonie peut être le résultat d’une hypovagotonie, il serait également intéressant d’utiliser chez ces sujets le jaborandi ou son alcaloïde , la pilocarpine. Ce traitement, bien étudié par M. VERNET, nous paraît indiqué chez nos malades bien que nous n’ayons pu l’essayer qu’une seule fois, avec amélioration consécutive du reste. On peut employer la voie buccale (gouttes ou granules de 10 cgr.), mais la voie parentérale nous paraît préférable.
Contre l’excitation sympathique, d’origine endocrinienne, nous employons ie traitement causal, l’opothérapie. En cas d’insuffisance ovarienne, soit l’extrait simple, soit l'extrait hypophyso-ovarien, le plus souvent sous forme d’hémo-crinothérapie. Récemment C. ALICE, dans le service de Pasteur VALLERY-RADOT, a rapporté des résultats intéressants avec l'extrait de corps jaune. En cas d’hyperthyroïdie, nous avons obtenu des améliorations importantes, soit avec le traitement iodo-ioduré (solution de Lugol), par cure de 3 semaines à doses croissantes puis décroissantes, soit par la diiodothyrosine, hormone freinatrice de l’activité thyroïdienne, et sédative du sympathique comprimés de 10 centigrammes, 1 à 3 comprimés par Jour pendant 13 à 20 jours. Dans les cas de maladie de Basedow confirmée, on pourra envisager l’opportunité d’une intervention chirurgicale ou de la radiothérapie (WipAL et ABRA- MI).