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OBSERVATION IV

Asthme grave arrivé à l’état de mal. — Elément thyroïdien. — Sympathicotonie clinique. — R.. O0. C. == 8. — Diminution de l'I. O. — Intolérance et résistance complètes à l'adr. + hyp. et à l’éphédrine. — Amélioration importante par le traitement iodo-ioduré.

Mme LAC... 35 ans, cuisinière. L’asthme s’est manifesté en 1931, alors que la malade venait d'entrer comme cuisinière dans un restaurant. Crises nocturnes d’abord très espacées, mais qui ont rapidement atteint le rythme de 3 par mois, en même temps qu'elles deviennent plus intenses. L’expectoration est abondante, filante et muqueuse, contenant des éléments concrétés vermiformes. Entre les crises, l’expectoration persiste.

Depuis 6 mois, d’aggravation a été considérable et actuellement c’est l’état de mal asthmatique : plusieurs crises survenant le jour et surtout la nuit, et prenant souvent le caractère polypnéique avec tirage. La malade a dû arrêter son travail.

1 semble ÿ avoir eu une certaine sensibilité à la fumée, tout au moins au début. Pas de parentés morbides.

Equivalents : crises d’éternuments nocturnes très violentes, précédant ou alternant avec les accès dyspnéiques.

Examén. — Malade instable, émotive, tremblement léger des extrémités. Exophtalmie moyenne avec mydriase et pigmentation palpébrale. Augmentation appréciable du corps thyroïde. Angoisse, palpitations. Amaigrissement récent. Règles irrégulières et peu abondantes.

Poumons : râles de bronchite nombreux, généralisés, râles sous-crépitants à la base gauche. Radio : surcharge hilaire, accentuation de ia trame.

O. R. L. : congestion de la pituitaire. Infection du méat moyen.

Cœur : normal. T. A. : 14-9 avec réduction de l’I. O. à 3 oscillations.

R. O. C. : passe de 91 à 83 (— 8). M. B. = + 13 %.

Traitement. — L’injection d’adr. + hyp. n’amène aucune sédation de la crise et donne tremblement, pâleur, palpitations. L’éphédrine entraine les mêmes signes d’intolérance et n’a aucune action sur les crises, même légènes.

L’intensité des crises est telle qu'on essaie Ja substance d'ORïEL : 8 injections sans résultat.

Devant l'excitation sympathique et les signes d’hyperthyroïdie, on essaie la solution de Lugol. Très rapidement, amélioration de l’état d’instabilité générale et sédation considérable, sinon totale des crises.

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