DEC
Queue du Cyg.
Fomalhaut.
Andromède a.
Par exemple, le premier janvier le point équinoxial passe à cinq heures quinze minutes , et la ceinture de Persée le suit toujours de trois heures dix minutes. Ainsi elle passe à huit heures vingtcinq minutes; si, en ajoutant ces deux nombres , on trouve plus de vingt-quatre heures , on ne prend que l'excédant.
Quand on veut connaître l'état du ciel pour un jour et une heure donnée , on place d'abord le pôle à la hauteur convenable, par exemple, ^9 degrés à Paris , on marque sur l'écliptique le lieu du Soleil pour ce jour-là, on l'amène sous le méridien, en tournant le globe, et l'on place sur midi la petite aiguille qui est au pôle, sur le bout de l'axe du globe, et qui marque les vingt-quatre heures sur la rosette ou petit cadran polaire. S'il est huit heures du soir , on tourne le globe vers l'occident, jusqu'à ce que l'aiguille arrive à huit heures , et le globe se trouve placé de manière à indiquer tous
(77 ) les astres qui sont au-dessus de l'horizon, à l'orient ou à l'occident, au nord ou au midi.
Les signes du zodiaque portent les mêmes noms que douze constellations, ou assemblages d'étoiles , mais il faut cependant les distinguer; le Soleil entre dans le Bélier le 2 1 mars , mais alors il est réellement dans les étoiles des Poissons ; les étoiles du Bélier répondent au signe du Taureau , et tous les deux mille ans elles avancent d'un signe , par rapport au point équinoxial, d'où l'on a con-« tinué de compter les douze signes , parce que le commencement du printemps est regardé toujours comme le commencement du signe du Bélier; mais les étoiles de même nom qui s'y trouvaient autrefois , et qui ont fait nommer ainsi le premier signe, sont plus avancées actuellement.
L'été est le temps où le Soleil va du solstice à l'équinoxe, entre le 21 juin et
(78) le 23 septembre , et quoiqu'il commence à descendre, la chaleur ne laisse pas d'augmenter ; la plus grande est en général du i3 juillet au 7 août, suivant.les observations faites à Paris : ainsi le milieu de l'été physique et sensible est vers le 26 juillet, au lieu que le milieu de l'été astronomique, compté du 22 juin au 2$ septembre, est vers le 7 août.
L'été est plus chaud dans notre hémisphère que dans celui du midi, parce que le Soleil est huit jours de plus en-deçà de l'équateur qu'au-delà ; aussi trouve-t-on des glaces impénétrables à 70 degrés du côté du pôle austral , tandis qu'on ne les trouve qu'à 80 degrés vers le nord.
Quoique l'hiver soit marqué depuis le 22 décembre jusqu'au 21 de mars , on observe à Paris que le temps le plus froid de l'année est du 2 5 décembre au 5 février : ainsi le milieu de l'hiver réel est vers le i5 de janvier, et non pas le 4 de février, comme on le compte astrono-
(79) uniquement ^ ainsi les saisons devancent les .solstices de deux ou trois semaines.
Les astronomes comptent les longitudes dans le ciel le long de l'écliptique , et partant du point de Péquinoxe , ou de l'intersection de l'écliptique avec l'équateur. Ils jugent que le Soleil est dans l'équinoxe même lorsqu'il est à la hauteur de l'équateur, ou à 4i degrés pour Paris, et ils jugent de la longitude du Soleil dans les autres temps par la quantité dont il est plus haut ou plus bas que l'équateur. On peut voir sur un globe, que quand le Soleil est avancé de 3o degrés sur l'écliptique, il estàn degrés et demi de l'équateur. Pour déterminer la longitude des autres astres , on observe combien ils sont plus avancés que le Soleil : ainsi quand une étoile paraît de 3o degrés plus loin que le Soleil , et que le Soleil est à ao degrés du point de l'équinoxe , on est *ûr que l'étoile en est à 5o, ou
( 8° ) qu'elle a 5o degrés de longitude. C'est ainsi que les astronomes ont fait des catalogues d'étoiles, où sont marquées des positions de plus de vingt mille étoiles ; elles servent à trouver celles des planètes, et par conséquent leurs révolutions, leurs mouvemens , leurs inégalités , qui sont le principal objet des recherches des astronomes.
Pour distinguer les planètes, il faut connaître leur situation par une éphéméride oualmanach astronomique, ainsi que le lieu du Soleil, et les rapporter sur un globe céleste , aux points de l'écliptique où ils répondent ce jour-là; on met l'aigtaille de la rosette sur midi quand le Soleil est dans le méridien; on conduit le lieu de la planète sur l'horizon du côté de l'orient , et l'on voit sur le cadran l'heure du lever de la planète. Si elle se lève de jour, on ne peut pas espérer de la voir de ce côté-là. On fait passer le globe du côté
(8i ) du couchant , et quand la planète est dans l'horizon , l'aiguille marque l'heure du coucher.
Si le lieu d'une planète ne diffère pas de i5 à 20 degrés de celui du Soleil , on ne peut pas la voir facilement à la vue simple. C'est ce qui a lieu toutes les fois que les planètes sont en conjonction , ou du même côté du ciel que le Soleil. Pour que cela arrive , il faut à Saturne un an et treize jours, à Jupiter 399 jours, à Mars deux ans et cinquante jours, à Vénus 584 jours ou dix-neuf mois, et à Mercure 116 jours ou près de quatre mois: ce sont là les révolutions synodiques ou les retours des planètes à leurs conjonctions avec le Soleil; ce sont les seules qui soient remarquables pour nous; chacune au bout du temps de sa révolution synodique recommence à paraître à la même distance du Soleil et à la même heure, quoique ce ne soit pas dans la même saison.
(8a) Voilà pourquoi Vénus, qui revient tous les dix-neuf mois , a ce grand éclat qui fait qu'on la voit en plein jour à la vue simple.