DES FORCES QUI RÉGISSENT NOTRE SYSTÈME PLANÉTAIRE
Nous avons exposé , dans ce qui précède , les principaux mou veiner, s que l’observation a fait reconnaître aux différens corps célestes , et nous avons admis , pour expliquer ces mouvemens , l’hypothèse qui nous a paru la plus vraisemblable. Nous avons vu constamment les conséquences de cette hypothèse s’accorder avec les résultats de l’observation, et nous n’avons pas cherché à remonter à la connaissance des forces dont pouvait dépendre un accord si merveilleux. Nous allons maintenant nous occuper de cet examen ; mais d’abord nous commencerons par faire connaître quelques systèmes , non parce qu’ils nous paraissent également admissibles, mais parce qu’ayant tour-à- tour été admis pendant longtemps , ils méritent par cela même quelque attention. Les systèmes aujourd’hui ne sont considérés que comme des moyens de classer les faits; et l’on ne juge de leur importance que par l’exactitude avec laquelle ils présentent les résultats de
Inobservation, lorsqu’on les soumet au calcul. Or, nous verrons bientôt que le système que nous avons admis comme le plus probable , résiste tellement à cette dernière épreuve , qu’il a souvent même précédé l’observation, en faisant connaître de petits mouvemens que l’on n’avait pas encore remarqués.