LIVRE XX
LA TERRE
servations que nous avons faites en 1812 avee un niveau de Reinchenbach, que la valeur d'une division était dé* ()".754 à 26 degrés centigrades de température, et de 0;/.770 à 2° au-dessous de zéro.
Aujourd'hui on sait que les observations des cercles répétiteurs de petites dimensions sont sujettes à des er-
Fig. 273. — Septième position du cercle répétiteur permettant de mesurer
une distance zénithale quadruple de la distance cherchée.
reurs constantes dont on ne se rend indépendant, quand il s'agit de latitudes, que par la combinaison d'observations faites au nord et au midi du zénith. Cela est vrai, non -seulement des petits instruments, mais encore de ceux qui atteignent les dimensions du cercle de Reichenbach, dont Laplace dota libéralement l'Observatoire de Paris en 1811. Les observations faites avec ce cercle.
chef-d'œuvre de l'artiste bavarois, sur les étoiles circumpolaires, présentent un accord parfait. Les résultats des observations faites au sud du zénith sont également satisfaisants. Mais les deux séries ne s'accordent pas entre elles. Il demeure donc établi que le cercle de Reichenbach donne lieu, comme les petits cercles, à des erreurs constantes dépendantes des flexions , des temps perdus des vis, ou de toute autre cause. Ces erreurs affectent dans le même sens les distances au zénith mesurées, et par conséquent, en sens contraire, les latitudes qu'on déduit des étoiles boréales et australes. Vu la perfection avec laquelle les artistes savent maintenant diviser les cercles répétiteurs , on peut en une seule nuit , avec un de ces instruments portatifs, déterminer la latitude d'un lieu à la précision d'une petite fraction de seconde, pourvu qu'on ait le soin de combiner convenablement les observations des étoiles situées au sud avec les observations situées au nord du zénith. On peut obtenir ainsi des résultats comparables pour l'exactitude à ceux que donne, par exemple , l'admirable cercle mural construit par Gambey pour l'Observatoire de Paris.
Ainsi que le constatent les procès-verbanx des séances du Bureau des longitudes, dès le mois de novembre 1818 j'ai démontré que le seul moyen à employer pour avoir des latitudes parfaitement sûres consiste à observer des étoiles au sud et au nord. J'ai ajouté qu'il fallait en outre choisir des étoiles d'intensités égales. Mes recommandations s'appliquent à tous les genres d'instruments, et non pas seulement aux cercles répétiteurs. En juin 18^0, dans une séance du Bureau des longitudes , à la