LIVRE XXV. — PETITES PLANÈTES. I7ft
petite planète; il ne reste plus qu*à confiraitr cette décou«> verte par des observations postérieureSé
Lorsque Piaszi eut trouvé la planète Gérès> il parut aux astronomes que la lacune soupçomiëe par Kepler^ mise en évidence par la loi numérique de Tilius, «ntre Mars et Jupiter, était comblée. Mais la découverte de Pallas, par Olbers, apporta une complication inatten*due à la simplicité qu'on crôyak avoir constatée dans lo système planétaire. Il vint alors à Tidée dé Tillustne astronome de Brème que Gères et Paltas pourraient bîeit être les fragments d'une seule planète détruite par quelque force naturelle» Le fait mis en évidence pefc les calculs de M. Gauss, que Gérés, lors de son passag^e ascendant à travers le pla» de Torbite de Pillas, ard^e à une très- grande proximité de cette ptenète, donnait à cette hypothèse une certaine probai^lité. Otbers se hasarda même à M conclure que Ton devait s^attendm à trouver, dans la même régioin^ de novrvoMX cfêbris ana^ logues. Le point où les orbites se croisent semblait devofr être celui où se ser^iH jadis accompli ce singulier événe^ ment. Or, les plans des orbites de Gérés et de Faltas se coupent, suivant une ligne qui aboutit d'um cùDé ver& Kaile septentrionale de la Vierge et de Tautre odté vers la Baleine. Telles étaient donc les deux régions où Ttm ^ devait s* attendre à voir passer les débris incomitts de fa planète brisée* Ge f^it-, il est vrai , dans la Baleine <)iH) Harding trouva Junon, et dans Taite sefi^entrianale éc la Vierge que Olbei^s découvrit Vesta. La coirjec'lfirne de r habile astronome de Brème prit ainsi mie nonve^fle force. lAais «fucique f|iie)q««s- unes ^es f>etites planètes
récemment découvertes , comme Iris ( chap. vin, p. 151), ne soient pas rondes et présentent à la Terre des faces inégales qui les font ressembler à de véritables débris , le grand nombre de ces astres aujourd'hui connus porte à croire qu'il y a d'autres causes qui leur ont donné naissance. Les intersections des orbites des petites planètes deux à deux, sont loin de s'accorder toutes avec l'hypothèse d'Olbers; toutefois l'entrelacement de ces orbites indique une liaison intime entre plusieurs de ces astres, et il y a dans les phénomènes qu'ils présentent un curieux sujet de recherches pour les astronomes. D'après les mouvements de Mars et de Jupiter, il ne parait pas que leur ensemble doive avoir une masse considérable, sans quoi cette masse exercerait sur ces deux planètes des perturbations que l'observation n'a pas signalées; et cependant, d'après une communication faite en 1850 à l'Association britannique pour l'avancement des sciences , M. Daniel Kirkwood , ayant tenté de reconstituer la planète brisée , au moyen des fragments alors connus, comme on recompose en géologie les animaux antédiluviens , est arrivé à lui assigner un diamètre surpassant de beaucoup celui de Mars.
Si le phénomène supposé par Olbers a eu lieu , quelle peut en avoir été la cause? N'est-ce pas une comète qui aurait brisé la grosse planète pour en former Cérès, Pallas, Junon, Yesta, Iris, et plusieurs autres? Examinons la question avec quelques détails.
Parmi les orbites des petites planètes, celles de Cérès et de Pallas sont presque exactement égales entre elles. L'orbite de Junon et surtout celle de Yesta ont des
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