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LIVRE XXVI. — MÉTÉORBS COSMIQUES

pitié , non-fieulement des savants, mais de tous les gens raisonnables? Les physiciens qui ne veulent admettre que des faits dont ils entrevoient une explication nuisent certainement plus à Favanceroent des sciences que les hommes auxquels on peut reprocher une trop grande crédulité.

§ 5. — Masses de fer auxquelles on peut attribuer une origine

météorique.

Les masses de fer probablement météoriques se distinguent par la présence du nickel, par leur tissu, par leur malléabilité et par leur gisement isolé.

Quelques-unes de ces masses sont spongieuses ou cellulaires; les cavités se trouvent remplies d'une substance pierreuse, semblable au péridote. Dans ce nombre il faut ranger :

La masse trouvée par Pallas, en Sibérie, dont les Tartares connaissaient Torigine météorique ;

? Un morceau trouvé entre Eibenstock et Johanngeorgenstadt ;

Une masse conservée dans le cabinet impérial de Vieiine, provenant peut-être de la Norvège;

Une petite masse, pesant 2 kilogrammes, qui se trouve maintenant à Gotha.

D'autres masses sont à tissu solide et serré. Le fer (X)nsiste alors en rhomboèdres ou en octaèdres, composés de couches ou feuilles parallèles. La seule chute bien connue de masses de ce genre est celle qui eut lieu à Agram, en 1751 (voir plus haut, p. 18A.et 193).

Quelques autres masses semblables ont été trouvées :

d06 ASTUOHOmE POPULAIRE.

Sur la rive droite du Sén^al ( Compagnon , Forstter, Golberry ) ;

Au cap ê'e> Bonne-E^érattce (Toir page fSflr) (Vaii- Marum et de I>anlce)mann) ;

Au Mexique, dans différent» endroits (Sonneschnridt, de Huinboldt J ;

Au Brésil, dans la province de Bahia (Wollastoh et Momay);

Dans la juridiction de Santiago del Estero, dans la confédération Argentine (Rubîn de GeliB);

A Elbogen^ en Bôhôme {Ann. de Gilàcrt, tomeaxuret XLiv);

Près de Lénarto, en Hongrie (Ann. de Gilbert y t rtix];

Près de la rivière Rouge. La masse a été eivoyée* de la Nouvelle-Oriéan» à Wew^York. {American tKnerrttth gical Journaly vol. i.) Le colonel Gibbs l'a anriysée et y a trouvé du nickel. R y a encore d^autres masses semblables dans le même pays , d'après The Minerva dé New-York, 1824 ;

Aux environs de Bitbourg, non loin de Trèveif, une masse qui pèse 1650 kil. ; elle contient du nickel. L^ainalyse faite par le colonel Gibbs se trouve dans VAmerietm Mineralogical Jotsrna/, vol. i ;

Près de Brahim, en Pologne, des masses qur, diaprés les analyses de Laugier^ costîenneiit du nickel et 'an peu decobftU;:

Dans la république de Colombie, sm* la cerdiflère orientale des Andes, dans le voisinage de ht' saline de Zipaquira ( Boussingault et Mariano de RFvero, jirm. de chivm ei de physique^ tome xxsy

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